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		<title> Mettre fin &#224; l'hypoth&#232;que du Franc Cfa</title>
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		<description>Il est temps de mettre fin au Franc Cfa et adopter une monnaie souveraine qui soit en conformit&#233; avec les fondamentaux de nos &#233;conomies. La &#171; satisfaction &#187;, exprim&#233;e par les ministres africains de l'Economie et des Finances, ne peut masquer cette r&#233;alit&#233; : le Franc Cfa est un h&#233;ritage colonial qui perp&#233;tue le pacte du m&#234;me nom. Plus de 50 ans apr&#232;s les &#171; ind&#233;pendances &#187;, il faut se rendre &#224; l'&#233;vidence : le franc Cfa est un obstacle au d&#233;veloppement des pays africains membres de la zone franc. LA ZONE FRANC (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est temps de mettre fin au Franc Cfa et adopter une monnaie souveraine qui soit en conformit&#233; avec les fondamentaux de nos &#233;conomies. La &#171; satisfaction &#187;, exprim&#233;e par les ministres africains de l'Economie et des Finances, ne peut masquer cette r&#233;alit&#233; : le Franc Cfa est un h&#233;ritage colonial qui perp&#233;tue le pacte du m&#234;me nom. Plus de 50 ans apr&#232;s les &#171; ind&#233;pendances &#187;, il faut se rendre &#224; l'&#233;vidence : le franc Cfa est un obstacle au d&#233;veloppement des pays africains membres de la zone franc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA ZONE FRANC : PERPETUATION DU PACTE COLONIAL
Demba Moussa Demb&#233;l&#233;
Economiste/Chercheur
Pr&#233;sident d'ARCADE
Dakar M. Laurent Fabius, ministre des Affaires &#233;trang&#232;res &#224; Bamako et M. Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances &#224; Dakar. Le but commun de ces deux visites saute aux yeux : r&#233;affirmer la tutelle de la France sur ses anciennes colonies, pr&#232;s de 50 ans apr&#232;s les &#171; ind&#233;pendances &#187; !
En effet, M. Fabius &#233;tait &#224; Bamako pour r&#233;it&#233;rer aux &#171; autorit&#233;s &#187; du Mali le message de Fran&#231;ois Hollande : il sera &#171; intraitable &#187; sur l'organisation des &#233;lections en juillet, comme il l'a dit, lors de son intervention &#224; France 2 ! Cette sortie de Hollande est un signal &#233;loquent que le Mali est d&#233;sormais sous tutelle et en voie de recolonisation ! Surtout si on ajoute que la France a d&#233;cid&#233; de garder sur le sol malien de &#171; fa&#231;on permanente &#187; pr&#232;s d'un millier de soldats. Autrement dit, la France va installer une base militaire au Mali ! Modibo Keita doit se retourner dans sa tombe !
La crise malienne, apr&#232;s celle de la C&#244;te d'Ivoire, a r&#233;v&#233;l&#233; aux peuples africains que les anciennes colonies fran&#231;aises d'Afrique sont loin d'&#234;tre &#171; ind&#233;pendantes &#187;. La crise malienne a surtout r&#233;v&#233;l&#233; au grand jour la grande faiblesse des &#171; dirigeants &#187; de ces ex-colonies. Ils se comportent pour la plupart comme des subordonn&#233;s, qui appliquent des ordres venus de Paris, Washington, Bruxelles ou New York ! Comme le disait feu le Pr. Joseph Ki-Zerbo, quand on ne fait &#171; qu'imiter ou ob&#233;ir, on ne peut pas diriger &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Franc Cfa : instrument de contr&#244;le et symbole d'humiliation
L'objet de la visite de M. Moscovici &#224; Dakar - la r&#233;union des pays membres de la zone franc- montre &#233;galement que le S&#233;n&#233;gal et les autres membres de cette zone sont loin d'&#234;tre &#171; ind&#233;pendants &#187; vis-&#224;-vis de la France. Le Franc CFA est le symbole de la confiscation de la souverainet&#233; des pays africains, car la monnaie, tout comme l'hymne national et le drapeau, est l'expression de la souverainet&#233; d'un pays. Cela explique que m&#234;me le plus petit pays choisisse de cr&#233;er sa propre monnaie d&#232;s son accession &#224; l'ind&#233;pendance. Les ex-colonies fran&#231;aises sont les seules au monde &#224; avoir ali&#233;n&#233; cette souverainet&#233; au profit de l'ancienne puissance coloniale ! Comme le disait le regrett&#233; Joseph Tchundjang Pou&#233;mi, &#171; la France est le seul pays au monde &#224; avoir r&#233;ussi l'extraordinaire exploit de faire circuler sa monnaie et rien que sa monnaie dans des pays politiquement libres &#187;. Et le franc CFA continue d'&#234;tre non seulement un instrument de contr&#244;le des &#233;conomies africaines mais &#233;galement un symbole d'humiliation des &#171; dirigeants &#187; africains. On se souvient de la d&#233;valuation de 1994 &#224; Dakar, impos&#233;e par la France et le FMI, dirig&#233; &#224; l'&#233;poque par M. Michel Camdessus, ancien Gouverneur de la Banque de France. Des &#171; Chefs d'Etat &#187; et des &#171; Premiers ministres &#187; avaient &#233;t&#233; s&#233;questr&#233;s pendant des heures &#224; l'H&#244;tel M&#233;ridien Pr&#233;sident (aujourd'hui King Fahd Palace) et oblig&#233;s de signer pour recouvrer la libert&#233; !
Et cette humiliation avait &#233;t&#233; illustr&#233;e par le manque de consid&#233;ration, pour ne pas dire le m&#233;pris, des autorit&#233;s fran&#231;aises de l'&#233;poque &#224; l'&#233;gard de leurs &#171; homologues &#187; africaines. En effet, c'&#233;tait le ministre fran&#231;ais de la Coop&#233;ration qui &#233;tait venu enfermer les &#171; dirigeants &#187; africains pour leur annoncer la nouvelle. Et &#224; l'&#233;poque, feu Nyassimbe Eyadema du Togo avait laiss&#233; &#233;clater sa frustration en disant que le &#171; point de vue &#187; des &#171; dirigeants &#187; africains &#171; n'avait pas compt&#233; &#187; !
Et malgr&#233; cela, ces &#171; dirigeants &#187; continuent de s'accrocher au symbole de leur humiliation. Dans le quotidien Le Soleil du lundi 8 avril, on lit &#224; la page 9 &#171; les Etats membres satisfaits de l'arrimage du Franc Cfa &#224; l'euro &#187; ou encore &#171; La France et 15 pays africains se choisissent un destin commun &#187;.
Alors, l'on se demande d'o&#249; viendrait cette &#171; satisfaction &#187; qu'ont exprim&#233;e le ministre s&#233;n&#233;galais des Finances et un repr&#233;sentant de la Banque de France. Car l'arrimage du franc Cfa &#224; l'euro a &#233;t&#233; impos&#233; aux pays africains comme contrepartie de &#171; la garantie de convertibilit&#233; &#187; du Franc Cfa par la France. En outre, cet arrimage est un handicap pour les exportations de produits finis et semi-finis par les entreprises de la zone Cfa. Mais surtout, cet arrimage oblige la BCEAO &#224; calquer sa politique mon&#233;taire sur celle de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) en donnant la priorit&#233; &#224; la &#171; lutte contre l'inflation &#187; au d&#233;triment de l'investissement et de l'emploi. Une politique absurde qui p&#233;nalise gravement les &#233;conomies des pays membres, class&#233;s parmi les plus &#171; pauvres &#187; du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#171; avantages &#187; illusoires du Franc Cfa
Pour ses inconditionnels partisans, le Franc Cfa &#233;tait suppos&#233; apporter plusieurs &#171; avantages &#187; aux pays africains. Le Franc Cfa devait favoriser l'int&#233;gration des pays membres. Cela ne s'est pas produit. Ces derniers &#233;changent &#224; hauteur de 60% avec l'Union europ&#233;enne, comme l'a indiqu&#233; le repr&#233;sentant de la Banque de France &#224; la r&#233;union de Dakar. Les statistiques de l'UEMOA montrent que le commerce entre les pays membres ne d&#233;passe pas 15% de leurs &#233;changes totaux, donc &#224; peine un quart de leurs &#233;changes avec l'Union europ&#233;enne. Le Franc Cfa &#233;tait cens&#233; favoriser les investissements priv&#233;s gr&#226;ce &#224; la &#171; stabilit&#233; macro&#233;conomique &#187; qu'il apporterait aux pays africains. Les statistiques de l'Annuaire de la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD) montrent que des pays comme le Ghana, le Nigeria, l'Angola, le Mozambique, entre autres, attirent plus de capitaux &#233;trangers que les pays de la zone franc. D'ailleurs, au S&#233;n&#233;gal, les statistiques de l'APIX r&#233;v&#232;lent que le secteur priv&#233; national est le premier investisseur dans les grands projets en cours au S&#233;n&#233;gal.
En fait, certains m&#233;canismes de la zone franc, notamment la libre transf&#233;rabilit&#233; des capitaux, favorisent plut&#244;t la fuite des capitaux, y compris l'&#233;pargne des pays africains, vers la France et le reste du monde. Au vu de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, ce n'est pas &#233;tonnant que les pays africains de la zone franc, &#224; l'exception du Gabon, soient class&#233;s comme &#171; pays moins avanc&#233;s &#187; (PMA) ou &#171; pays pauvres tr&#232;s endett&#233;s &#187; (PPTE). Certes, le Franc Cfa n'est pas seul responsable de cette situation mais &#224; l'&#233;vidence il n'a jamais constitu&#233; un &#171; atout &#187; pour le d&#233;veloppement des pays membres, comme veulent le faire croire ses inconditionnels partisans en Afrique et en France.
Le Franc Cfa constitue donc une v&#233;ritable hypoth&#232;que sur le d&#233;veloppement des pays africains. Sans la lev&#233;e de cette hypoth&#232;que, il n'y aura aucune possibilit&#233; de d&#233;collage Les pr&#233;tendues &#171; performances &#187; en termes de taux de croissance ne doivent pas faire illusion. Ces &#171; performances &#187; sont dues &#224; la bonne tenue des prix des produits de base qui sont les principales exportations des pays membres. Et ces &#171; performances &#187; s'observent un peu partout en Afrique. Donc, ce n'est pas une &#171; exclusivit&#233; &#187; des pays africains de la zone franc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les partisans du maintien du Franc Cfa tentent souvent de faire peur non seulement aux simples citoyens mais &#233;galement &#224; certaines &#171; &#233;lites &#187; africaines dont la mentalit&#233; reste encore fortement domin&#233;e par l'id&#233;ologie coloniale. On brandit l'&#233;pouvantai du &#171; chaos &#187; avec des spirales inflationnistes si jamais on abandonnait le Franc Cfa ! Comme si la servitude &#8211;que constitue cette monnaie- &#233;tait pr&#233;f&#233;rable &#224; un hypoth&#233;tique &#171; chaos &#187;. Une telle mise en garde est une insulte &#224; l'intelligence des Africains. La r&#233;alit&#233; est que nombre de pays ayant leurs monnaies souveraines sont mieux lotis que les pays membres de la zone franc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Si on veut mettre en avant l'&#233;pouvantail inflationniste, il faut garder &#224; l'esprit que les sources d'inflation dans les pays de la zone franc ne sont nullement d'origine mon&#233;taire. D'ailleurs, on le constate bien au S&#233;n&#233;gal o&#249; malgr&#233; les faibles taux d'inflation publi&#233;s par la DPEE, la chert&#233; du co&#251;t de la vie continue de hanter le quotidien des populations. Par ailleurs, des &#233;tudes ont montr&#233; qu'une inflation &#224; deux chiffres peut &#234;tre compatible avec une croissance saine, contrairement aux prescriptions dogmatiques de l'&#233;cole mon&#233;tariste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question de l'abolition du Franc Cfa est moins un probl&#232;me technique qu'un probl&#232;me fondamentalement politique. C'est la n&#233;cessit&#233; d'un leadership ayant la vision et le courage de sortir nos pays du cercle infernal d'une d&#233;colonisation rat&#233;e pour les engager dans une voie nouvelle menant vers une v&#233;ritable &#233;mancipation. Une voie difficile certes, mais incontournable. En somme, les pays africains de la zone franc ont besoin de vrais dirigeants, de nouveaux Thomas Sankara, pour entreprendre les ruptures n&#233;cessaires afin de parachever l'ind&#233;pendance et le processus de d&#233;colonisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Demba Moussa Demb&#233;b&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Surprenante d&#233;cision de la Cour de la CEDEAO !</title>
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		<description>Lorsque, le 22 f&#233;vrier 2013, nous avions appris que la Cour de Justice de la Communaut&#233; Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avait jug&#233; que &#171; l'interdiction de sortie du Territoire national d&#233;cid&#233;e &#224; l'encontre des Requ&#233;rants par le Procureur de la R&#233;publique et le Procureur sp&#233;cial pr&#232;s la Cour de R&#233;pression de l'enrichissement illicite est ill&#233;gale parce que ne reposant sur aucune base Juridique &#187;, nous n'&#233;tions pas loin de nous exclamer, &#224; l'instar de la presse togolaise, dans une autre (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lorsque, le 22 f&#233;vrier 2013, nous avions appris que la Cour de Justice de la Communaut&#233; Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avait jug&#233; que &#171; l'interdiction de sortie du Territoire national d&#233;cid&#233;e &#224; l'encontre des Requ&#233;rants par le Procureur de la R&#233;publique et le Procureur sp&#233;cial pr&#232;s la Cour de R&#233;pression de l'enrichissement illicite est ill&#233;gale parce que ne reposant sur aucune base Juridique &#187;, nous n'&#233;tions pas loin de nous exclamer, &#224; l'instar de la presse togolaise, dans une autre affaire r&#233;cente, &#171; Surprenante d&#233;cision de la Cour de la CEDEAO &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout de suite, nous sommes all&#233; voir sur le site web de la Cour (&lt;a href='http://www.courtecowas.org/site2012/index.php?lang=en' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.courtecowas.org/site2012...&lt;/a&gt;), &#224; la rubrique &#171; Latest Decisions &#187; tr&#244;ne l'unique arr&#234;t, l'affaire Simone et Michel Gbagbo contre la C&#244;te d'Ivoire. Rien sur la d&#233;cision concernant le S&#233;n&#233;gal ! A l'heure o&#249; nous &#233;crivons ces lignes, cette d&#233;cision n'est pas encore sur le site web de la CEDEAO, ce qui nous fait penser que la Cour ne devrait pas &#234;tre trop fi&#232;re de sa d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, le m&#234;me jour, le dispositif de la d&#233;cision &#233;tait d&#233;j&#224; en circulation. Nous avions eu le privil&#232;ge d'y jeter un coup d'&#339;il vigilant. Nous avions relev&#233; que le paragraphe introduisant le dispositif &#233;tait num&#233;rot&#233; 97. Nous nous attendions donc &#224; voir les 96 paragraphes des motifs de l'arr&#234;t. Surprise ! A la sortie de la d&#233;cision, nous constations qu'au lieu de 96, les paragraphes des motifs se limiteront &#224; 76 et le paragraphe 97 du dispositif est devenu le 77 ! Et pourtant, le dispositif avec les paragraphes 97 a &#233;t&#233; sign&#233; par les trois juges et authentifi&#233; par le Greffier. Ceux-ci feront la m&#234;me chose avec la d&#233;cision sortie ult&#233;rieurement avec les 76 paragraphes. Chose curieuse ! Dans le cas togolais, la presse de ce pays a &#233;crit que &#171; De mauvaises langues font &#233;tat de mouvements &#8230; au Nigeria, avec pour mission de &#171; r&#233;gler &#187; ce dossier &#171; sensible &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cas s&#233;n&#233;galais, contentons-nous d'une analyse intrins&#232;que de l'arr&#234;t du 22 f&#233;vrier afin de nous faire une opinion scientifique, donc objective.
Beaucoup de questions peuvent &#234;tre soulev&#233;es d'abord en ce qui concerne la Cour elle-m&#234;me, son champ de comp&#233;tence et ses pr&#233;rogatives, son organisation et son fonctionnement&#8230;, ensuite en ce qui concerne la pertinence et le bien-fond&#233; de plusieurs points de sa d&#233;cision. Une &#233;tude ult&#233;rieure permettra de se prononcer sur ces questions d'importance majeure.
Pour l'instant nous nous contenterons d'examiner la question qui int&#233;resse le plus les citoyens s&#233;n&#233;galais, celle portant sur l'interdiction de sortie du Territoire national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous le chapitre intitul&#233; &#171; Sur la violation du droit &#224; la libert&#233; d'aller et de venir &#187; la Cour commence par relever que cette libert&#233; &#171; est consacr&#233;e par divers instruments internationaux et r&#233;gionaux de protection des droits de l'Homme&#8230; et l'article 12.al.2 de la Charte Africaine des droits de l'Homme et des peuples (1981).
En effet, L'article 12 al 2 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples &#233;nonce que &#171; Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien et de revenir dans son pays &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Etat du S&#233;n&#233;gal sur cette disposition met l'accent sur les restrictions apport&#233;es par le dernier paragraphe de l'alin&#233;a 2 de l'article 12 qui stipule que : &#171; Ce droit ne peut faire l'objet de restrictions que si celles-ci sont pr&#233;vues par la loi, n&#233;cessaire pour prot&#233;ger la S&#233;curit&#233; nationale, l'ordre public, la sant&#233; ou la moralit&#233; publique. &#187;
Curieusement, imm&#233;diatement apr&#232;s, sans dire sur quelle base elle se fonde, le Cour d&#233;cr&#232;te &#171; Mais &#8230; cette disposition ne peut concerner les Requ&#233;rants puisqu'ils ne sont ni poursuivis en justice ni inculp&#233;s par une Autorit&#233; Judiciaire comp&#233;tente. &#187; O&#249; est ce qu'il est dit dans les deux alin&#233;as de l'article 12 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples qu'il fallait, au pr&#233;alable, &#234;tre poursuivi en justice ou inculp&#233; par une Autorit&#233; judiciaire comp&#233;tente pour &#234;tre concern&#233; par ce texte. Ici, la Cour ne proc&#232;de que par affirmation, elle ne se fonde sur aucun texte pour justifier sa d&#233;cision.
Partant de cette d&#233;cision sans base l&#233;gale, la Cour conclut et pr&#233;juge que &#171; par cons&#233;quent &#224; priori rien ne justifie une mesure d'interdiction de sortie du territoire sans la preuve de trouble &#224; l'ordre public &#224; la s&#233;curit&#233; nationale ou &#224; la sant&#233; et la moralit&#233; publiques. &#187;
Cette conclusion est tr&#232;s grave ! Alors que la Charte africaine parle de &#171; n&#233;cessaire pour prot&#233;ger &#8230;, l'ordre public &#187;, la Cour fait un glissement tr&#232;s p&#233;rilleux en exigeant &#171; la preuve de trouble &#224; l'ordre public &#187;. Il est vrai que ces notions peuvent para&#238;tre complexes et assez ambigu&#235;s pour des non-initi&#233;s, mais lorsque l'on assume la charge de Juge communautaire ! Quand m&#234;me&#8230;
L'ordre public peut &#234;tre entendu comme &#233;tant &#171; ce qui r&#233;pond &#224; des exigences fondamentales ou des int&#233;r&#234;ts primordiaux d'un Etat &#187; ou encore &#171; l'&#233;tat social id&#233;al caract&#233;ris&#233; par le bon ordre, la s&#233;curit&#233;, la salubrit&#233; et la tranquillit&#233; publique. &#187;
De ce fait, il appara&#238;t absurde d'exiger que l'on attende la r&#233;alisation &#171; du trouble &#187; pour que l'on soit autoris&#233; &#224; prendre la mesure de protection. D&#232;s lors qu'il y a menace, la mesure restrictive de libert&#233; peut trouver justification. C'est dans ce sens que dans l'affaire Luordo contre l'Italie (Arr&#234;t du 17 juillet 2003), la Cour europ&#233;enne des droits de l'Homme a jug&#233; que la restriction de la libert&#233; de circuler est l&#233;gitime d&#232;s lors que &#171; celle-ci a pour but d'assurer que le failli puisse &#234;tre joint afin de faciliter le d&#233;roulement de la proc&#233;dure. La Cour estime d&#232;s lors que ladite restriction vise la protection des droits d'autrui &#187; Qu'en serait-il alors lorsqu'il s'agit de prot&#233;ger des deniers publics, de proc&#233;der &#224; des actes n&#233;cessaires &#224; la recherche et la poursuite des infractions &#224; la loi p&#233;nale portant sur des milliards de francs CFA appartenant &#224; la Communaut&#233; dans son ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Cour de la CEDEAO a manifestement confondu &#171; n&#233;cessaire &#224; la pr&#233;servation de l'ordre public &#187; et &#171; trouble de l'ordre public &#187;. Il est &#233;vident que la bonne conduite des proc&#233;dures judiciaires, surtout en mati&#232;re p&#233;nale, rel&#232;ve de l'ordre public !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Cour, apr&#232;s avoir constat&#233; que &#171; rien ne justifie une mesure d'interdiction de sortie du territoire &#187;, aurait d&#251; s'en arr&#234;ter l&#224;. Mais voulant convaincre sans avoir raison, elle poussa le bouchon plus loin et, h&#233;las, mit en &#233;vidence toutes ses carences en termes de maitrise de la mati&#232;re, de d&#233;marche juridique et technique de r&#233;daction de jugement en mati&#232;re de droits de l'Homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, la Cour nous sert un condens&#233; de consid&#233;rations inextricables en statuant ainsi qu'il suit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La Cour estime sur ce point que m&#234;me si la mesure de restriction s'av&#232;re n&#233;cessaire elle doit &#234;tre prise en vertu d'une Loi ou d'une D&#233;cision judicaire ; et que m&#234;me prise dans ces conditions elle ne doit pas &#234;tre disproportionn&#233;e par rapport au but recherch&#233;. Or dans le cas d'esp&#232;ce la Cour constate que la mesure d'interdiction de sortie du territoire prise &#224; l'encontre des Requ&#233;rants ne s'appuie sur aucune D&#233;cision de Justice, mais plut&#244;t sur un simple message de Police. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1.	Lorsque &#171; la Cour estime sur ce point que m&#234;me si la mesure de restriction s'av&#232;re n&#233;cessaire &#187;, on peut &#234;tre amen&#233; &#224; penser qu'elle est d'accord sur le fait que les mesures d'interdiction de sortie du territoire r&#233;pondaient &#224; une certaine n&#233;cessit&#233;. Que nenni ! Puisque peu apr&#232;s, la Cour ajoute : &#171; le S&#233;n&#233;gal en d&#233;clarant que les restrictions se justifient par la n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger la s&#233;curit&#233; nationale, l'ordre public, la sant&#233; ou la moralit&#233; publique et ne rapportant pas la preuve de ces affirmations &#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2.	L'affirmation de la Cour selon laquelle &#171; la mesure &#8230; doit &#234;tre prise en vertu d'une Loi ou d'une D&#233;cision judicaire &#187; pose de s&#233;rieux probl&#232;mes. La d&#233;cision judiciaire est-elle dispens&#233;e de se conformer &#224; la Loi ? L'autorit&#233; judiciaire est soumise &#224; la Loi, &#224; l'instar de l'autorit&#233; ex&#233;cutive, notamment les services de s&#233;curit&#233;. La r&#233;alit&#233; est qu'il appartient plut&#244;t &#224; l'ex&#233;cutif de prendre pr&#233;ventivement des mesures d'ordre pratique pour faire face &#224; certains actes ou comportements contraires &#224; l'ordre social. Le r&#244;le du Juge, gardien des droits et libert&#233;s, c'est d'intervenir, &#224; post&#233;riori, pour proc&#233;der au contr&#244;le de la l&#233;galit&#233; de l'ing&#233;rence de l'ex&#233;cutif, et, le cas &#233;ch&#233;ant, en sanctionner les abus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3.	En relevant que &#171; la mesure d'interdiction de sortie du territoire &#8230; ne s'appuie sur aucune D&#233;cision de Justice, mais plut&#244;t sur un simple message de Police &#187;, Que veut sugg&#233;rer la Cour ? Pour une interdiction de sortie du territoire, il faut d'abord se faire d&#233;livrer une d&#233;cision de justice ! Pendant ce temps, le d&#233;linquant pr&#233;sum&#233; se pr&#233;sente &#224; l'a&#233;roport, embarque tranquillement dans son vol. Et apr&#232;s ? Les juges de la Cour ne sauraient ignorer que le message de Police n'est point la D&#233;cision. C'est simplement un moyen de communication permettant d'informer les agents des fronti&#232;res de la mesure qui a &#233;t&#233; prise par les autorit&#233;s comp&#233;tentes. Maintenant, les personnes vis&#233;es peuvent, &#224; leur gr&#233;, saisir la Justice pour obtenir l'annulation de la mesure d'interdiction ou sa lev&#233;e.
La bonne d&#233;marche, pour la Cour, &#233;tait de faire ressortir qu'en mati&#232;re de sauvegarde et de protection des droits de l'Homme, le principe est que les droits et libert&#233;s sont garantis, mais cette garantie peut, dans certaines conditions, faire l'objet de restrictions et entrainer une ing&#233;rence de l'Etat dans la jouissance du droit ou de la libert&#233;. Mais pour que cette ing&#233;rence ne constitue pas une violation, elle doit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. &#234;tre &#171; pr&#233;vue par la Loi &#187; ;
2. avoir un but l&#233;gitime ;
3. &#234;tre n&#233;cessaire&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le cas qui nous int&#233;resse, le &#171; but l&#233;gitime &#187; des mesures d'interdiction de sortie du territoire ne peut &#234;tre discut&#233;. D'ailleurs, la Cour ne l'&#233;voque m&#234;me pas dans la motivation de sa d&#233;cision. En l'esp&#232;ce, il s'agit de la poursuite des infractions &#224; la loi p&#233;nale en vue du recouvrement de plusieurs milliards de francs dissip&#233;s au pr&#233;judice de la Communaut&#233; nationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La notion de n&#233;cessit&#233; implique que l'ing&#233;rence corresponde &#224; un besoin social imp&#233;rieux et, en particulier, qu'elle soit proportionn&#233;e au but l&#233;gitime poursuivi (CEDH Leander c. Su&#232;de, 26 mars 1987). En l'esp&#232;ce, qui peut s&#233;rieusement contester que l'exigence de bonne conduite des enqu&#234;tes judiciaires et la protection des deniers publics constituent un &#171; besoin social imp&#233;rieux &#187;. Ces motifs apparaissent &#171; pertinents et suffisants &#187; pour justifier des mesures de restriction de libert&#233;. Dans ces conditions n'appartenait-il pas aux &#171; Requ&#233;rants &#187; de justifier que les mesures prises &#224; leur encontre &#233;taient disproportionn&#233;es par rapport au but poursuivi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Venons-en aux termes &#171; pr&#233;vue par la Loi &#187; qui semblent &#234;tre le point nodal de la d&#233;cision fort contestable. Ces termes exigent que la mesure de restriction incrimin&#233;e ait une base l&#233;gale en droit interne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'esp&#232;ce, l'Etat du S&#233;n&#233;gal avait invoqu&#233; l'article 33 du Code de Proc&#233;dure p&#233;nale qui dispose que : &#171; Le Procureur de la R&#233;publique proc&#232;de ou fait proc&#233;der &#224; tous les actes n&#233;cessaires &#224; la recherche et la poursuite des infractions &#224; la loi p&#233;nale &#187;. La Cour a aussi not&#233; &#171; que diff&#233;rentes dispositions du code de proc&#233;dure p&#233;nale S&#233;n&#233;galais ont &#233;t&#233; invoqu&#233;es par l'Etat du S&#233;n&#233;gal, &#224; savoir les articles 12, 33, 53,59 en vue de justifier les mesures prises par le Procureur &#187;, mais elle d&#233;cide que &#171; ces articles&#8230; ne pr&#233;voient pas la mesure d'interdiction de sortie du territoire prise &#224; l'encontre des Requ&#233;rants. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Limitons-nous &#224; l'article 33 du CPP invoqu&#233; par l'Etat du S&#233;n&#233;gal. Pour l'&#233;carter, la Cour dit : &#171; La loi p&#233;nale &#233;tant d'interpr&#233;tation stricte, l'article 33 du code de proc&#233;dure p&#233;nale invoqu&#233; par l'Etat du S&#233;n&#233;gal ne peut pas &#234;tre appliqu&#233; aux Requ&#233;rants. &#187; Tout simplement !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Cour de la CEDEAO ne peut pas d&#233;cider ainsi. L'interpr&#233;tation d'une loi nationale n'est pas de sa pr&#233;rogative. Cela est d'une jurisprudence bien constante et d&#233;finitivement &#233;tablie. D&#233;j&#224; dans l'affaire H. contre Belgique (30 novembre 1987), la CEDH a jug&#233; qu'&#171; il n'appartient pas au juge international d'interpr&#233;ter la loi interne en opposition avec son libell&#233; et avec la pratique nationale en la mati&#232;re. &#187; Dans une autre affaire concernant les &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques en France, la Cour europ&#233;enne a statu&#233; comme suit : &#171; La Cour rappelle d'abord, avec le Gouvernement et le d&#233;l&#233;gu&#233;, qu'&quot;il incombe au premier chef aux autorit&#233;s nationales&quot;, et singuli&#232;rement &quot;aux cours et tribunaux, d'interpr&#233;ter et appliquer&quot; le droit interne (voir, parmi beaucoup d'autres, les arr&#234;ts Malone pr&#233;cit&#233;, s&#233;rie A no 82, p. 36, &#167; 79, et Eriksson du 22 juin 1989, s&#233;rie A no 156, p. 25, &#167; 62). Il ne lui appartient donc pas d'exprimer une opinion contraire &#224; la leur sur la compatibilit&#233; des &#233;coutes judiciaires avec l'article 368 du code p&#233;nal. &#187; Puis la Cour de Strasbourg conclut &#171; Dans un domaine couvert par le droit &#233;crit, la &quot;loi&quot; est le texte en vigueur tel que les juridictions comp&#233;tentes l'ont interpr&#233;t&#233;&#8230; &#187; (Arr&#234;t Kruslin c/ France 24 avril 1990). En effet, la juridiction internationale n'a point pour t&#226;che de se substituer aux juridictions internes comp&#233;tentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur quoi alors se fonde la Cour de la CEDEAO pour se permettre d'interpr&#233;ter les dispositions de l'article 33 du Code p&#233;nal jusqu'&#224; d&#233;cider p&#233;remptoirement que ce texte &#171; ne peut pas &#234;tre appliqu&#233; aux Requ&#233;rants &#187; ?
Il est certain que, lorsque ladite Cour dit que &#171; le Code de Proc&#233;dure P&#233;nale S&#233;n&#233;galais ne pr&#233;voit l'interdiction de sortie du territoire &#224; l'&#233;tape de soup&#231;ons ou d'enqu&#234;te pr&#233;liminaire &#187;, elle se met en contradiction flagrante avec l'article 33 du Code de Proc&#233;dure p&#233;nale s&#233;n&#233;galais qui dispose que &#171; Le Procureur de la R&#233;publique proc&#232;de ou fait proc&#233;der &#224; tous les actes n&#233;cessaires &#224; la recherche et la poursuite des infractions &#224; la loi p&#233;nale &#187;. Il lui suffisait de garder &#224; l'esprit les stipulations de l'article 12 alin&#233;as 1 et 2 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples pour comprendre ais&#233;ment qu'une mesure de restriction de sortie du territoire national peut, dans certains cas, &#234;tre un acte n&#233;cessaire &#224; la recherche et la poursuite des infractions &#224; la loi p&#233;nale.
A notre corps d&#233;fendant, la lecture de l'arr&#234;t d'Abuja du 22 F&#233;vrier 2013 nous laisse perplexe. La protection juridictionnelle des droits de l'homme est essentielle dans une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique. Toutefois, cette protection ne saurait &#234;tre efficace que si la pr&#233;&#233;minence du Droit est assur&#233;e. Les d&#233;fenseurs des droits humains doivent rester vigilants et veiller &#224; pr&#233;server la cr&#233;dibilit&#233; des juridictions de protection des droits de l'Homme et &#224; ce que les magistrats qui les animent satisfassent aux exigences de comp&#233;tence, d'ind&#233;pendance et d'impartialit&#233; judiciaires et remplissent leurs fonctions avec objectivit&#233;. Il urge d'&#339;uvrer pour &#233;viter, &#224; tout prix, de donner raison &#224; cette presse togolaise qui avait conclu comme suit : &#171; La Haute Cour de Justice de la CEDEAO avait d&#233;j&#224; rendu une d&#233;cision ambig&#252;e... Cette Cour qui a suscit&#233; beaucoup d'espoir&#8230;, comme alternative &#224; une justice instrumentalis&#233;e, est d&#233;sormais suspect&#233;e de corruption. Pas de quoi remplir l'esp&#233;rance plac&#233;e en elle par les p&#232;res fondateurs de la voir prot&#233;ger et promouvoir les droits de l'homme dans la sous-r&#233;gion. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ahmadou TALL
Dipl&#244;m&#233; d'Etudes sp&#233;cialis&#233;es en Droit international des droits de l'Homme&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hugo Havez, un exemple id&#233;al de par sa pratique, dont Macky Sall doit s'inspirer.</title>
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		<description>Assur&#233;ment, Macky Sall devrait bien s'inspirer d'Hugo Chavez comme un exemple de dirigeant populaire, parce que, enti&#232;rement au service de son peuple pour la satisfaction de ses besoins essentiels et ceci, en ne comptant d'abord que sur son pays et son peuple. J'ai dit s'inspirer de lui ! Mais bien entendu, non en se transformant subitement en un r&#233;volutionnaire intransigeant et tranchant -ce qui n'est pas &#224; sa port&#233;e pour des raisons historiques- contre l'imp&#233;rialisme et les autres puissances (...)

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&lt;a href="http://www.sen24heures.com/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;10. Politique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Assur&#233;ment, Macky Sall devrait bien s'inspirer d'Hugo Chavez comme un exemple de dirigeant populaire, parce que, enti&#232;rement au service de son peuple pour la satisfaction de ses besoins essentiels et ceci, en ne comptant d'abord que sur son pays et son peuple. J'ai dit s'inspirer de lui ! Mais bien entendu, non en se transformant subitement en un r&#233;volutionnaire intransigeant et tranchant -ce qui n'est pas &#224; sa port&#233;e pour des raisons historiques- contre l'imp&#233;rialisme et les autres puissances occidentales exploiteuses des peuples et pays du Tiers monde ; mais plut&#244;t de son sens pratique, qui consiste &#224; se consacrer totalement aux pr&#233;occupations majeures et essentielles des couches les plus d&#233;sh&#233;rit&#233;es de son peuple, de mani&#232;re concr&#232;te et non, dans le discours seulement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cas du Venezuela est exactement l'exemple parfait, qui illustre la diff&#233;rence entre une r&#233;volution concr&#232;te, c'est-&#224;-dire un changement qualitatif et le populisme, celui-l&#224; avec ses slogans qui annoncent &#224; chaque fois le printemps, mais qui dans la r&#233;alit&#233; resteront toujours &#224; l'&#233;tat d'annonce. En d'autres termes plus clairs, s'inspirer du sens pratique d'Hugo Chavez, un r&#233;volutionnaire cons&#233;quent qui accorde peu d'int&#233;r&#234;t aux biens personnels et le luxe, &#224; l'oppos&#233; du populiste, un verbeux et h&#226;bleur, pour qui, tout le discours d&#233;bit&#233; ne s'arr&#234;te qu'au bout de ses l&#232;vres, et l'int&#233;r&#234;t personnel qu'il attache aux biens mat&#233;riels passe toujours avant celui du peuple, m&#234;me si celui-ci meurt de faim ou est priv&#233; du minimum vital. En effet, la popularit&#233; r&#233;elle d'un dirigeant de peuple ne s'acquiert qu'aupr&#232;s des populations, les seules juges impartiales, qui appr&#233;cient &#224; leur juste valeur les actes concrets et utiles de bienfaisance &#224; l'endroit des victimes d'une exploitation &#233;hont&#233;e des poss&#233;dants. Ces poss&#233;dants-l&#224;, qui accaparent tous les biens de la nation entre leurs mains, aux d&#233;pens de la grande majorit&#233; du peuple, celui-l&#224; qui souffre et s'appauvrit chaque jour davantage, qui plus est, au vu et au su de ses dirigeants les plus haut plac&#233;s. Tout cela, le plus souvent devant l'indiff&#233;rence quasi-totale du principal dirigeant &#233;lu. Et voire pire quelquefois, si ce n'est pas avec sa complicit&#233;, lui qui a &#233;t&#233; &#233;lu pour prendre en charge la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts dans tous les domaines de la vie sociale. Ce dirigeant principal, dont la mission premi&#232;re est de veiller scrupuleusement en sentinelle, &#224; la redistribution du produit de la nation aux citoyens, sur des bases justes, &#233;quitables et transparentes, en fonction du travail fourni et du m&#233;rite de chacun.
Hugo Chavez tirait sa popularit&#233; l&#233;gendaire aupr&#232;s des siens, gr&#226;ce &#224; ses propres actions concr&#232;tes en faveur des larges couches de son pays, ces couches qui n'avaient jamais jusque-l&#224;, profit&#233; du fruit de leur labeur, malgr&#233; qu'elles se soient toujours tu&#233;es &#224; la t&#226;che. Justement, c'est en guise de reconnaissance qu'elles ont apport&#233; &#224; Chavez leur soutien total sans faille, dans tous ses combats et programmes de d&#233;veloppement, gage de la r&#233;ussite de sa politique. Et, c'est dans ce m&#234;me ordre et sillage, qu'&#224; l'occasion de son d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233;, son peuple lui a rendu spontan&#233;ment un hommage vibrant et largement m&#233;rit&#233;. C'est cela, un vrai dirigeant populaire attach&#233; &#224; son peuple ! Celui-l&#224;, n'a nullement besoin d'acheter la conscience ou le soutien des citoyens par de l'argent sonnant et tr&#233;buchant, car, en lieu et place, les actes qu'il a accomplis en faveur des d&#233;munis de son peuple suffisent largement et valent beaucoup plus que l'or qui corrompt. Et cela va de soi ! En effet, Hugo Chavez, au lieu d'utiliser l'argent du contribuable destin&#233; au d&#233;veloppement du pays, pour s'acheter des consciences, corrompre ignoblement des transhumants -une esp&#232;ce humaine ou animale dont l'unique besoin, n'est que de s'engraisser &#224; tout prix- dans le but de massifier son parti, non, Chavez avait choisi lui, de r&#233;investir le tout, pour r&#233;gler justement les besoins essentiels les plus urgents de ses populations. C'est une v&#233;ritable attitude patriotique et une le&#231;on de sobri&#233;t&#233;, de gestion vertueuse et efficiente des affaires publiques. C'est une gestion d&#233;barrass&#233;e compl&#232;tement de tout luxe extravagant, de fioriture ou de prestige abracadabrant, que Chavez donne ici comme une voie de l'honneur, &#224; certains dirigeants du Tiers monde et particuli&#232;rement africains. Hugo Chavez, depuis son arriv&#233;e au pouvoir n'avait m&#233;nag&#233; aucun effort pour soulager de mani&#232;re fondamentale et effective les couches populaires de son pays, autant que peut se faire. Ces couches largement majoritaires au sein du peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien, dont leur souffrance &#233;tait quasi end&#233;mique, avaient grandement besoin du rel&#232;vement sensible de leur niveau de vie en g&#233;n&#233;ral, ce dont Chavez s'est pr&#233;occup&#233; et attel&#233; au mieux qu'il pouvait. Son esprit pragmatique l&#233;gendaire d'ind&#233;pendance, de solidarit&#233; et de compter d'abord sur ses propres forces &#8211;g&#235;m sa bopp - a &#233;t&#233; bien r&#233;affirm&#233; avec force, dans sa lettre, qu'on peut consid&#233;rer comme un message d'adieux ou testament, aux participants du III&#232;me Sommet Afrique-Am&#233;rique latine et Cara&#239;bes dans une formule qui le r&#233;sume admirablement : &#171; formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-m&#234;mes &#187; En effet, contrairement &#224; beaucoup de dirigeants de pays, plus politiciens pour se faire &#233;lire ou r&#233;&#233;lire &#224; tout prix, que politiques pour g&#233;rer convenablement la cit&#233; dans l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la nation, Chavez a toujours joint l'acte &#224; la parole. C'est ainsi qu'il invitait ses pairs &#224; mettre les ressources de leur pays en tout genre, au service de leur peuple pour le d&#233;veloppement &#233;conomique et social, l'ind&#233;pendance v&#233;ritable de leur pays, et au-del&#224;, de celui de nos pays respectifs membres de l'ASA ; au lieu de les livrer &#224; l'imp&#233;rialisme international, qui pille nos ressources depuis des si&#232;cles et aujourd'hui encore, sous une forme d&#233;guis&#233;e n&#233;ocoloniale veut poursuivre l'exploitation de nos pays. Dans l'affirmation sans &#233;quivoque de cette ind&#233;pendance et solidarit&#233;, Chavez a aussi montr&#233; le chemin &#224; suivre en donnant l'exemple, par une forme de coop&#233;ration gagnant-gagnant avec les pays amis, qui, courageusement d&#233;cidaient d'emprunter cette voie de d&#233;veloppement autonome, sous la forme d'une coop&#233;ration mutuellement avantageuse, avec les autres et dans l'int&#233;r&#234;t bien compris de toutes les parties prenantes. Dans sa d&#233;marche p&#233;dagogique, il accordait surtout et naturellement, de fa&#231;on nette et claire, la priorit&#233; aux Etats amis, qui luttent pour leur v&#233;ritable ind&#233;pendance, sans cachoterie ni frilosit&#233;, pour faire avancer leur pays et peuple vers le progr&#232;s, le d&#233;veloppement harmonieux, &#233;conomique et social. Dans ce lot de pays amis, on peut citer : Cuba, le Nicaragua, la Chine populaire, l'Iran, le Ghana, la Libye, en un mot tous les pays progressistes d'ASA, etc., qui b&#233;n&#233;ficient concr&#232;tement de conditions tr&#232;s favorables dans leurs &#233;changes bilat&#233;raux, pour ne pas dire, d'aide au plan des produits p&#233;troliers. La conviction de Chavez sur la voie de l'union des peuples victimes de l'imp&#233;rialisme, ne devrait plus faire l'ombre d'un doute pour personne aujourd'hui. Surtout quand il a invit&#233; ses pairs &#224; marcher donc vers leur union et leur ind&#233;pendance effective. Et paraphrasant Simon de Bolivar, son ma&#238;tre &#224; penser, il leur disait : &#171; Formons une patrie, un continent, un seul peuple, &#224; tout prix et tout le reste sera supportable. &#187; N'est-ce pas une v&#233;rit&#233; toute simple et &#224; la port&#233;e de tous ?
Et, il faut croire &#224; la sinc&#233;rit&#233; et bonne foi du Commandante Hugo Chavez, quand il r&#233;v&#233;lait avec peine : &#171; Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commenc&#233; formellement depuis 2006 ait &#233;t&#233; interrompu par les forces imp&#233;rialistes qui pr&#233;tendent encore dominer le monde. Ce n'est pas un hasard, je le dis et je l'assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait &#233;t&#233; victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales. &#187; A mon avis, je ne vois aucun mal, bien au contraire, &#224; s'inspirer d'un si bel exemple, d'un tel dirigeant courageux, qui fait la fiert&#233; du peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Un homme juste et d&#233;termin&#233; &#224; sortir son pays de la pauvret&#233;, qui est &#224; ce titre pl&#233;biscit&#233; par les siens pour ses bonnes actions &#224; leur faveur. Macky Sall ne perdrait rien du tout, au contraire, il gagnerait beaucoup en s'inspirant de Chavez comme un mod&#232;le. De celui-l&#224;, qui a &#233;t&#233; profond&#233;ment au service de son peuple, mais plus encore, de ceux plus d&#233;munis parmi eux. Le pr&#233;sident Macky Sall doit mettre fin &#224; la promotion fulgurante par l'octroi de privil&#232;ges ind&#233;cents &#224; la classe politique dirigeante au sommet de l'Etat, au risque de constituer une sorte d'app&#226;t aimant et irr&#233;sistible pour tous ces politiciens v&#233;reux, &#224; adh&#233;rer dans son parti ou &#224; pousser certains individus &#224; le rejoindre pour devenir ses souteneurs z&#233;l&#233;s, qui ne lui diront plus la v&#233;rit&#233;. Le risque d'une telle d&#233;marche, c'est qu'elle m&#232;ne droit vers le mur. Comme ce fut avec Me Wade, par la cr&#233;ation consciente d'une sorte d'oligarchie au sommet de l'Etat, compl&#232;tement coup&#233;e des r&#233;alit&#233;s du pays, qui ne lui disait plus la v&#233;rit&#233;, par souci de conserver leurs privil&#232;ges le plus longtemps possible, ou autrement, par peur de les perdre. Au m&#234;me moment o&#249; justement, l'&#233;crasante majorit&#233; du peuple s&#233;n&#233;galais attend impatiemment les changements promis pour am&#233;liorer enfin, tant soit peu, leurs conditions d'existence du moment. Ce qui n'est que temps d'ailleurs ! Il y a assur&#233;ment trop de privil&#232;ges que Macky Sall pr&#233;sident de la R&#233;publique distribue inconsid&#233;r&#233;ment au sommet de l'Etat et dans son proche entourage, au d&#233;triment des couches populaires d&#233;sh&#233;rit&#233;es, tout le contraire d'un Chavez. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique ne doit point oublier, que ce sont ces couches-l&#224;, -s'il faisait l'addition ou le d&#233;compte des 65% de voix-, qui l'ont &#233;lu, et non, les seuls militants de son parti et sa coalition. Je suis tout &#224; fait convaincu, que l'avenir politique et le succ&#232;s du magist&#232;re de Macky Sall &#224; la t&#234;te du pays
d&#233;pendront enti&#232;rement et exclusivement de la satisfaction des pr&#233;occupations essentielles de ces couches populaires laiss&#233;es pour compte ou sous-estim&#233;es et la r&#233;solution des urgences actuelles, qui vont bien au-del&#224; de la traque des biens mal acquis et de l'enrichissement illicite seulement. Ces couches s&#233;n&#233;galaises, ayant gagn&#233; en maturit&#233; et en prise de conscience citoyenne, sont maintenant conscientes de leur souverainet&#233; et de la force de leur carte d'&#233;lecteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Elles savent aussi que ce sont elles seules, qui donnent le pouvoir &#224; qui elles veulent, et que ce n'est pas cette minorit&#233; au sommet de l'Etat, &#224; qui, le pr&#233;sident cherche &#224; contenter et amadouer en la gratifiant d'avantages exorbitants, sans raison valable qui garantira son maintien. Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, vos pr&#233;d&#233;cesseurs, l'ont appris &#224; leurs d&#233;pens, pour n'avoir pas su et tenu compte de cela, ce qui leur a valu d'&#234;tre cong&#233;di&#233;s par les S&#233;n&#233;galais &#224; la premi&#232;re occasion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au demeurant, dans l'histoire des soci&#233;t&#233;s humaines on retient toujours deux sortes d'acteurs. D'une part ceux qui sont au service de leur peuple avec une disponibilit&#233; totale et permanente, qui m&#232;nent de bonnes actions de bienfaisance en faveur des larges couches les plus d&#233;munies, et d'autre part ceux cupides, criminels &#233;conomiques et de sang, qui pillent les ressources de leur pays &#224; des fins de s'enrichir personnellement avec leur clan, et qui laissent le reste du peuple mourir de faim. C'est ainsi que les uns et les autres sur la base des faits av&#233;r&#233;s seront log&#233;s ou class&#233;s &#224; leur juste place m&#233;rit&#233;e, dans l'histoire de leur pays. Tous les dirigeants politiques devraient en principe en tenir compte, et c'est en cela que, Hugo Chavez, Luiz In&#225;cio Lula da Silva, Jerry Rawlings, Mamadou Dia, Julius Nyerere et leurs semblables ont marqu&#233; leur peuple et le monde des humbles gens. En effet, ils ont dirig&#233; convenablement leur pays sans scandale et en plus, ils ne se sont pas enrichis &#224; la faveur de leur passage au pouvoir dans leurs pays respectifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons constat&#233; combien certains chefs d'Etat sont peu dignes et ont manqu&#233; de reconnaissance &#224; l'endroit de Chavez disparu ! Ils ont vraiment montr&#233; un profil bas &#224; la face du monde pour des raisons obscures, &#224; l'occasion du d&#233;c&#232;s de Chavez, en n'osant m&#234;me pas pr&#233;senter leurs condol&#233;ances pour attester de leur tristesse et signifier leurs profonds regrets au peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien, de la disparition d'un des leurs et de surcroit un d&#233;fenseur intransigeant de leur cause commune, &#224; plus forte raison encore, de lui rendre l'hommage qu'il m&#233;rite amplement. C'est triste de leur part et J. Rawlings a bien raison de le leur dire et le clamer haut et fort.
Un homme averti dit-on, en valant deux en g&#233;n&#233;ral, il appartient alors &#224; Macky Sall, pr&#233;sident de la R&#233;publique pr&#233;sentement, de choisir selon sa conscience et pour l'int&#233;r&#234;t de son pays, entre Hugo Chavez et ses pr&#233;d&#233;cesseurs, et quelle est la voie qui sied le mieux pour son pays et lui ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mandiaye Gaye
Gaye_mandiaye@hotmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouvel article</title>
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		<dc:date>2013-02-09T03:03:36Z</dc:date>
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		<description>L'auteur de la plainte est pret a lui pardonner Le Procureur de la r&#233;publique a donn&#233; suite &#224; la plainte d&#233;pos&#233;e par Abdoulaye Ndao contre miss djongama 2012, Oumy Gaye. La plainte aurait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e &#224; la Police Centrale, Section Brigade des m&#339;urs, sous le num&#233;ro 1120, courrier arriv&#233; le 01 f&#233;vrier 2013, sous le num&#233;ro 061. Une enqu&#234;te est en cours. Joint au t&#233;l&#233;phone, Monsieur NDAO, l'auteur de la plainte, dit que beaucoup de personnes l'ont appel&#233; au t&#233;l&#233;phone et lui ont demand&#233; de retirer la plainte. (...)

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&lt;a href="http://www.sen24heures.com/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;16. People&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.sen24heures.com/local/cache-vignettes/L150xH131/arton2085-b5b76.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='131' class='spip_logos' style='height:131px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'auteur de la plainte est pret a lui pardonner&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Procureur de la r&#233;publique a donn&#233; suite &#224; la plainte d&#233;pos&#233;e par Abdoulaye Ndao contre miss djongama 2012, Oumy Gaye. La plainte aurait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e &#224; la Police Centrale, Section Brigade des m&#339;urs, sous le num&#233;ro 1120, courrier arriv&#233; le 01 f&#233;vrier 2013, sous le num&#233;ro 061. Une enqu&#234;te est en cours. Joint au t&#233;l&#233;phone, Monsieur NDAO, l'auteur de la plainte, dit que beaucoup de personnes l'ont appel&#233; au t&#233;l&#233;phone et lui ont demand&#233; de retirer la plainte. Mais il se dit pr&#234;t &#224; le faire &#224; condition que la Mademoiselle GAYE pr&#233;sente ses excuses &#224; l'ensemble de la population du S&#233;n&#233;gal, surtout aux femmes.
&lt;span class='spip_document_94 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.sen24heures.com/local/cache-vignettes/L300xH261/0cadd9995e2f301c7c391463463aa5b5-7ecd0.png' width='300' height='261' alt=&quot;&quot; style='height:261px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lettre de r&#233;forme aux Chefs d'Etat des quinze (15) pays membres de la Zone franc</title>
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		<dc:date>2012-12-11T17:54:08Z</dc:date>
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		<description>Objet : D&#233;nonciation des accords de coop&#233;ration mon&#233;taire avec la France, un pr&#233;-requis pour la cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine. Leurs Excellences, Messieurs Thomas Yayi Boni, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du B&#233;nin, Blaise Compaor&#233;, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Burkina Faso, Alassane Ouattara, Pr&#233;sident de la R&#233;publique de C&#244;te d'Ivoire, Manuel Sherifo Nhamadjo, Pr&#233;sident de la R&#233;publique de Guin&#233;e-Bissau, Dioncounda Traor&#233;, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Mali, Mahamadou Issoufou, Pr&#233;sident (...)

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&lt;a href="http://www.sen24heures.com/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;30. International&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.sen24heures.com/local/cache-vignettes/L64xH64/arton2084-ad881.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='64' height='64' class='spip_logos' style='height:64px;width:64px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Objet : D&#233;nonciation des accords de coop&#233;ration mon&#233;taire avec la France, un pr&#233;-requis pour la cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Leurs Excellences, Messieurs Thomas Yayi Boni, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du B&#233;nin, Blaise Compaor&#233;, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Burkina Faso, Alassane Ouattara, Pr&#233;sident de la R&#233;publique de C&#244;te d'Ivoire, Manuel Sherifo Nhamadjo, Pr&#233;sident de la R&#233;publique de Guin&#233;e-Bissau, Dioncounda Traor&#233;, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Mali, Mahamadou Issoufou, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Niger, Macky Sall, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du S&#233;n&#233;gal, Faure Gnassingb&#233;, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Togo, Paul Biya, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Cameroun, Fran&#231;ois Boziz&#233;, Pr&#233;sident de la R&#233;publique Centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Congo, Ali Bongo Ondimba, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Gabon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Pr&#233;sident de la R&#233;publique de Guin&#233;e Equatoriale, Idriss D&#233;by Itno, Pr&#233;sident de la R&#233;publique du Tchad, Ikililou Dhoinine, Pr&#233;sident de la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale Islamique des Comores.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Banque d'Afrique Occidentale (BAO) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e le 29 juin 1901 pour poursuivre les activit&#233;s de la Banque du S&#233;n&#233;gal (cr&#233;&#233;e le 21 d&#233;cembre 1853) qui &#233;tait charg&#233;e par la France d'&#233;mettre le franc en Afrique Occidentale Fran&#231;aise. A la suite de l'extension le 2 d&#233;cembre 1920 du privil&#232;ge d'&#233;mission de la BAO en Afrique Equatoriale Fran&#231;aise, les comptes d'op&#233;rations du tr&#233;sor fran&#231;ais ont vue le jour essentiellement pour structurer les quatre (4) principes fonctionnels de la Zone franc qui restent &#224; ce jour en vigueur : (i) la parit&#233; fixe, (ii) la convertibilit&#233; illimit&#233;e, (iii) la libre transf&#233;rabilit&#233; et (iv) la centralisation des r&#233;serves de change &#224; Paris. Pour asseoir ce dispositif fran&#231;ais de contr&#244;le et de ma&#238;trise de sa souverainet&#233; mon&#233;taire dans ses colonies, la France a cr&#233;&#233; le 9 septembre 1939 la Zone Franc. Par la suite, le franc des colonies fran&#231;aises d'Afrique (Franc CFA) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par la France le 26 d&#233;cembre 1945. S'il y a un &#233;v&#233;nement &#224; c&#233;l&#233;brer par la France, c'est soit les 73 ans de la Zone franc soit alors les 67 ans du franc CFA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous les peuples et dirigeants des quinze (15) pays d'Afrique, avons pour la plupart &#233;chou&#233; &#224; n&#233;gocier et arracher notre ind&#233;pendance mon&#233;taire pendant la fin des ann&#233;es 50 et le d&#233;but des ann&#233;es 60. Les accords de coop&#233;ration mon&#233;taire avec la France aussi bien des ann&#233;es 60 que des ann&#233;es 70 ont maintenu dans le fond, la d&#233;pendance mon&#233;taire de nos pays. Au regard notamment du succ&#232;s mon&#233;taire remarquable de trois (3) pays africains de r&#233;f&#233;rence qui sont sortis de la Zone franc pendant la m&#234;me p&#233;riode, le Maroc le 2 mars 1956, la Tunisie le 20 mars 1956 et l'Alg&#233;rie le 5 juillet 1962, il nous semble v&#233;ritablement absurde de pr&#233;tendre c&#233;l&#233;brer en 2012 nos &#233;checs c'est-&#224;-dire le maintien &#224; ce jour de la d&#233;pendance mon&#233;taire. C'est dans ce contexte de c&#233;l&#233;bration des anniversaires paradoxaux que la pr&#233;sente lettre de r&#233;forme vous est adress&#233;e. Elle porte sur trois (3) principaux points : (i) le fond de ces c&#233;l&#233;brations impuls&#233;es et manipul&#233;es par la France participe d'une action structur&#233;e d'intelligence &#233;conomique de ce pays qui nous semble contraire &#224; l'acc&#233;l&#233;ration de l'int&#233;gration africaine ; (ii) les performances mon&#233;taires des pays de la Zone franc sont largement m&#233;diocres par rapport aux performances moyennes africaines et (iii) la cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine ne peut s'accommoder de l'ing&#233;rence mon&#233;taire fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. L'action structur&#233;e d'intelligence &#233;conomique de la France pour justifier la consolidation de la Zone franc nous semble non pertinente et contraire &#224; l'int&#233;gration africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Strat&#233;giquement, la conception, la structuration et le calibrage des c&#233;l&#233;brations de 40 ans des accords de coop&#233;ration mon&#233;taire le 5 octobre 2012 &#224; Paris en France (si&#232;ge de la Zone franc), de 50 ans de la BCEAO le 5 novembre &#224; Dakar au S&#233;n&#233;gal et de 40 ans de la BEAC le 23 novembre &#224; Malabo en Guin&#233;e Equatoriale, ont &#233;t&#233; faits en s'appuyant m&#233;thodiquement sur un rapport d'&#233;tude pr&#233;tendument ind&#233;pendant, r&#233;alis&#233; par la FERDI, une officine d'intelligence &#233;conomique de l'Etat Fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Fondation pour les &#233;tudes et recherches sur le d&#233;veloppement international (Ferdi) qui a pour pr&#233;sident d'honneur M. Val&#233;ry Giscard d'Estaing, ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique Fran&#231;aise, a publi&#233; le 19 septembre 2012 un rapport de 430 pages intitul&#233; &#171; Evaluation des gains attendus de l'int&#233;gration &#233;conomique r&#233;gionale dans les pays africains de la Zone franc &#187; accessible en ligne (&lt;a href='http://www.ferdi.fr/uploads/sfCmsContent/html/135/Rapport_ZF_4oct_IMP.pdf' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.ferdi.fr/uploads/sfCmsCo...&lt;/a&gt;) dont la conclusion est que &#171; Le potentiel de croissance suppl&#233;mentaire est estim&#233; &#224; au moins 2 % de PIB par an et par habitant. &#187;. Cette conclusion sur mesure justifierait ainsi l'urgence d'un renforcement de l'int&#233;gration &#233;conomique r&#233;gionale entre les pays de la Zone franc, d'o&#249; la strat&#233;gie de consolidation ou d'approfondissement adopt&#233;e et scand&#233;e &#224; tout prix par les autorit&#233;s fran&#231;aises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette optique, il n'y a pour nous aucune surprise &#224; la d&#233;claration suivante du Pr&#233;sident de la R&#233;publique Fran&#231;aise, M. Fran&#231;ois Hollande &#224; Dakar au S&#233;n&#233;gal le 12 octobre 2012 : &#171; La solidarit&#233;, c'est, aussi, la consolidation de la zone franc. Vous &#234;tes attach&#233;s &#224; cette zone de stabilit&#233; mon&#233;taire. Vous savez ce que vous lui devez, c'est-&#224;-dire d'avoir &#233;t&#233; capables de cr&#233;er, vous aussi, une union de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, qui a permis une int&#233;gration et une stabilit&#233;. Mais, en m&#234;me temps, est-ce que nous ne pourrions pas r&#233;fl&#233;chir ensemble, pays de la zone franc et la France, &#224; assurer de mani&#232;re plus active la gestion des r&#233;serves, des monnaies, de fa&#231;on &#224; ce que nous puissions les utiliser pour la croissance et pour l'emploi ? &#187; (source : &lt;a href='http://www.elysee.fr/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.elysee.fr&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous devons noter que le commerce intra-europ&#233;en est sup&#233;rieur &#224; 60% du commerce ext&#233;rieur de l'Union Europ&#233;enne. Le commerce intra-asiatique est &#224; plus de 50% alors que celui entre les Etats d'Am&#233;rique est &#224; plus de 30%. Par contre, le commerce intra-africain est seulement de 12%. En cons&#233;quence, le d&#233;veloppement du commerce intra-africain offre indiscutablement un plus important potentiel de croissance &#233;conomique pour nos pays. La strat&#233;gie d'int&#233;gration &#233;conomique africaine a &#233;t&#233; d&#233;finie par le trait&#233; d'Abuja sign&#233; en 1991 segmentant le continent en cinq (5) communaut&#233;s r&#233;gionales : l'Afrique du nord, l'Afrique de l'ouest, Afrique australe, l'Afrique de l'Est et l'Afrique centrale. La Zone franc est transversale &#224; trois (3) communaut&#233;s r&#233;gionales. La R&#233;publique fran&#231;aise, de par sa strat&#233;gie du maintien &#224; tout prix de son ing&#233;rence mon&#233;taire en Afrique cr&#233;e une obstruction tr&#232;s n&#233;faste et fortement limitative au succ&#232;s de la strat&#233;gie de l'Union Africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les enseignements de la crise europ&#233;enne et l'irr&#233;versible d&#233;clin structurel constat&#233; et pr&#233;visible de la France et de l'Europe dans les structures de la production mondiale et des &#233;changes mondiaux justifient amplement une r&#233;orientation strat&#233;gique de la coop&#233;ration internationale panafricaine en mati&#232;re mon&#233;taire, financi&#232;re et &#233;conomique. Le d&#233;placement ou le basculement du centre de gravit&#233; de l'&#233;conomie mondiale de l'occident vers l'orient commande que l'Afrique fasse un reformatage radical de ses instruments de coop&#233;ration. Depuis les ann&#233;es 2009 et 2010, cinq (5) indicateurs de prise de contr&#244;le par la R&#233;publique Populaire de Chine du leadership &#233;conomique mondial sont &#224; prendre en compte par l'Afrique de toute urgence : (i) la Chine est devenue depuis 2010 la deuxi&#232;me &#233;conomie mondiale derni&#232;re les Etats-Unis (14.660 milliards de dollars US de PIB en 2010) avec un PIB de 5 880 milliards de dollars US d&#233;tr&#244;nant ainsi le Japon (5 475 milliards de dollars US en 2010) qui occupait ce rang depuis 1968 ; (ii) depuis 2009, la Chine est devenue le premier exportateur mondial avec 1 202 milliards de dollars US d'exportations rel&#233;guant l'Allemagne au second rang avec 1 121 milliards de dollars US ; (iii) depuis 2009, la Chine est devenue le premier march&#233; automobile mondial avec 13,6 millions de v&#233;hicules vendus dans le pays rel&#233;guant les Etats-Unis au second rang avec 10,4 millions de voitures vendues ; (iv) depuis 2010, la Chine est le premier producteur de dipl&#244;m&#233;s avec 23 millions de dipl&#244;m&#233;s contre 17,7 millions pour les Etats-Unis et (v) depuis 2010, la Chine est le premier consommateur mondial d'&#233;nergie avec 2.432,2 millions de TEP (Tonnes Equivalent P&#233;trole) soit 20,3% de la consommation mondiale (12.002,4 millions de TEP), rel&#233;guant les USA au second rang. Dans ce contexte de fortes transformations structurelles, les accords de coop&#233;ration mon&#233;taire entre la France et quinze (15) pays africains apparaissent d&#233;nu&#233;s de toute pertinence &#233;conomique tout comme le sont les accords de partenariat &#233;conomique que l'Union Europ&#233;enne veut imposer &#224; l'Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Les performances mon&#233;taires de la Zone franc sont largement m&#233;diocres par rapport aux performances moyennes africaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son discours prononc&#233; &#224; la r&#233;union des ministres de la Zone franc le 5 octobre 2012 &#224; Paris (accessible en ligne), M. Pierre Moscovici, ministre fran&#231;ais de l'&#233;conomie et des finances dit ceci : &#171; De nombreux &#233;conomistes ont d&#233;montr&#233; que la protection que notre coop&#233;ration mon&#233;taire apporte a &#233;t&#233; un facteur d&#233;cisif de stabilit&#233;, de faible inflation et de croissance. Nous pouvons nous en f&#233;liciter et c&#233;l&#233;brer, aujourd'hui, sans tabous ni langue de bois, notre longue histoire. Et le plus beau t&#233;moignage de cet esprit, je sais que c'est le Pr&#233;sident OUATTARA qui l'exprimera, lui qui nous fera le tr&#232;s grand honneur de nous rejoindre cet apr&#232;s-midi et qui incarne mieux que quiconque le lien entre notre pass&#233; et notre avenir - et d'abord celui de son pays, la C&#244;te d'Ivoire &#187; (&lt;a href='http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/13267.pdf' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://proxy-pubminefi.diffusion.fi...&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette propagande &#233;conomique de mauvais go&#251;t pour les peuples d'Afrique a &#233;t&#233; prolong&#233;e le m&#234;me jour par le gouverneur de la Banque de France, M. Christian Noyer lors de son discours de cl&#244;ture du colloque organis&#233; &#224; Paris sur le th&#232;me &#171; Regards crois&#233;s sur 40 ans de la Zone Franc &#187;, en ces termes au sujet du syst&#232;me de la Zone franc : &#171; 1) C'est un syst&#232;me efficace au regard de son objectif : garantir la stabilit&#233; des prix. (&#8230;) 2) C'est aussi un syst&#232;me extraordinairement robuste, qui est le syst&#232;me de changes fixes le plus ancien du monde. (&#8230;) 3) Enfin, le syst&#232;me de la Zone franc est un syst&#232;me r&#233;solument moderne. Si certains ont pu juger ou plut&#244;t &#171; pr&#233;juger &#187; qu'il s'agissait d'une relique coloniale, il m'appara&#238;t bien au contraire comme le pr&#233;curseur des dispositifs de pare feux r&#233;gionaux que nous cherchons aujourd'hui pr&#233;cis&#233;ment &#224; promouvoir, notamment en zone euro. &#187; (&lt;a href='http://www.economie.gouv.fr/files/discours-gouverneur-noyer-colloque-2012.pdf' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.economie.gouv.fr/files/d...&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Chef d'Etat africain qui a &#233;t&#233; enr&#244;l&#233; pour cautionner officiellement cette autoglorification du gouvernement fran&#231;ais face aux peuples africains est M. Alassane Ouattara, Pr&#233;sident de la R&#233;publique de C&#244;te d'Ivoire. Dans son discours prononc&#233; &#224; Paris le 5 octobre 2012, il a en l'occurrence dit ceci : &#171; Quarante ans apr&#232;s leur signature, nous pouvons affirmer que les accords de coop&#233;ration ont atteint leurs objectifs. Ils ont, en effet, offert un cadre de stabilit&#233; macro&#233;conomique aux pays africains membres de la Zone franc et ils ont constitu&#233; un atout ind&#233;niable pour la consolidation des acquis du d&#233;veloppement. (&#8230;) C'est dire que les choix effectu&#233;s par les p&#232;res fondateurs de la zone franc ont pleinement tenus leurs promesses et demeurent, aujourd'hui encore, parfaitement adapt&#233;s. (&#8230;) Les indicateurs de performance traduisent une bonne tenue des &#233;conomies de notre Zone. Cependant, la majorit&#233; des pays est confront&#233;e &#224; une pauvret&#233; galopante et &#224; une insuffisance d'infrastructures socio&#233;conomiques de qualit&#233;. Cette situation est aggrav&#233;e par l'impact de la hausse des prix internationaux des denr&#233;es alimentaires et &#233;nerg&#233;tiques. &#187; (&lt;a href='http://www.presidence.ci/telechargement/107' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.presidence.ci/telecharge...&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lieu de s'appesantir sur des contre-d&#233;clarations de contestation de cette propagande fran&#231;aise, v&#233;rifions tout simplement les performances de d&#233;veloppement mon&#233;taire et financier de la Zone franc en comparaison &#224; celles de l'Afrique subsaharienne. Utilisons &#224; cet effet les statistiques v&#233;rifiables publi&#233;es par le Fonds Mon&#233;taire International (FMI) en 2012. Quatre (4) indicateurs sont retenus pour la p&#233;riode 2004 &#224; 2011 : (i) la masse mon&#233;taire en pourcentage du produit int&#233;rieur brut (PIB) ; (ii) le cr&#233;dit au secteur priv&#233; en pourcentage du PIB ; (iii) le taux d'inflation en termes de prix &#224; la consommation et (iv) les r&#233;serves internationales en mois d'importations des biens et services.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(i) Masse mon&#233;taire en pourcentage du PIB. La masse mon&#233;taire est un indicateur du volume des signes mon&#233;taires mis &#224; la disposition de l'&#233;conomie. Ce volume doit r&#233;pondre &#224; la demande des agents &#233;conomique et de la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Comme le retrace le tableau ci-apr&#232;s, cet indicateur de d&#233;veloppement mon&#233;taire se situe &#224; une moyenne de 44% du PIB en Afrique subsaharienne de 2004 &#224; 2011 et de 76,7% du PIB en Afrique du Sud, l'&#233;conomie de r&#233;f&#233;rence en Afrique. Par contre, la Zone franc r&#233;alise une mauvaise performance avec une masse mon&#233;taire repr&#233;sentant seulement une moyenne de 23,6% du PIB pour la m&#234;me p&#233;riode soit un d&#233;calage d&#233;favorable de 20,4% du PIB par rapport &#224; la moyenne de l'Afrique subsaharienne et de 53,2% du PIB par rapport &#224; l'Afrique du Sud. Ce constat d'enclavement ou de fracture mon&#233;taire de la Zone franc est d'une profondeur indiscutable, cons&#233;quence directement proportionnelle &#224; l'extraversion et &#224; la d&#233;pendance des trois (3) banques centrales (BCEAO, BEAC et Banque Centrale des Comores). (ii) Cr&#233;dit au secteur priv&#233; en pourcentage du PIB. Le bon financement de l'&#233;conomie est largement d&#233;pendant de la disponibilit&#233; et l'accessibilit&#233; du cr&#233;dit. L'acc&#232;s au cr&#233;dit &#224; des conditions comp&#233;titives par l'ensemble des agents &#233;conomiques est un facteur d&#233;terminant pour la croissance, le progr&#232;s &#233;conomique et social. En Afrique subsaharienne, le cr&#233;dit au secteur priv&#233; repr&#233;sente une moyenne de 36,5% du PIB de 2004 &#224; 2011. En Afrique du Sud, le cr&#233;dit au secteur priv&#233; a atteint une moyenne de 78,9% pour la m&#234;me p&#233;riode. Mais en Zone franc, le cr&#233;dit au secteur priv&#233; ne repr&#233;sente qu'une moyenne de 12,7% du PIB de 2004 &#224; 2011 soit un &#233;cart d&#233;favorable de 23,8% du PIB par rapport &#224; la moyenne de l'Afrique subsaharienne et de 66,1% du PIB par rapport &#224; l'Afrique du Sud (voir tableau ci-apr&#232;s). C'est une contreperformance indiscutable et totalement inacceptable. En fait, c'est une situation de crise violente et structurelle du cr&#233;dit qui pr&#233;vaut induisant une r&#233;pression financi&#232;re s&#233;v&#232;re qui ne pourrait &#234;tre concevable qu'en p&#233;riode coloniale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sources : (i) FMI, Perspectives &#233;conomiques r&#233;gionales : Afrique subsaharienne, octobre 2012 et (ii) FMI, Regional Economic Outlook, Middle East and North Africa, April 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(iii) Taux d'inflation en termes de prix &#224; la consommation. Le taux d'inflation indique le niveau de stabilit&#233; mon&#233;taire qui pr&#233;vaut avec un impact sur le pouvoir d'achat de la monnaie. A cet &#233;gard, m&#234;me si la performance de la Zone franc (un taux d'inflation moyen de 3,2% de 2004 &#224; 2011) appara&#238;t meilleure que la moyenne de l'Afrique subsaharienne (taux d'inflation moyen de 8,8% de 2004 &#224; 2011), la performance distinctive du Maroc est plus instructive (taux d'inflation moyen de 1,7%). Le Maroc est sorti de la Zone franc lors de son ind&#233;pendance le 2 mars 1956. Le dirham marocain (MAD) est la monnaie officielle du Maroc depuis 1958 en remplacement du franc marocain. Le fait qu'un ancien pays africain membre de la Zone franc r&#233;alise des performances meilleures en mati&#232;re d'inflation nous indique finalement que la meilleure r&#233;f&#233;rence &#224; suivre se trouve en Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(iv) R&#233;serves internationales en mois d'importations des biens et services. Les performances en termes de liquid&#233; internationale ou de niveau de r&#233;serves de change sont quasiment les m&#234;mes aussi bien en Zone franc (en moyenne 4,3 mois d'importations de 2004 &#224; 2011) qu'en Afrique subsaharienne (en moyenne 4,7 mois d'importations). L&#224; o&#249; le bas-blesse c'est au niveau du management de ces r&#233;serves de change. Pendant que les quarante (40) autres banques centrales africaines g&#232;rent de mani&#232;re libre et optimale les r&#233;serves de change de leurs pays, les trois (3) banques centrales de la Zone franc se voient imposer des r&#233;serves obligatoires sans r&#233;elle contrepartie. La pr&#233;tendue garantie offerte par la France n'&#233;tant qu'une technique financi&#232;re illusoire permettant d'obtenir des quinze (15) pays africains, comme en p&#233;riode coloniale, un financement concessionnel du budget de l'Etat fran&#231;ais. Au 31 juillet 2012 (sources : &lt;a href='http://www.bceao.int/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.bceao.int&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.beac.int/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.beac.int&lt;/a&gt;), la BEAC et la BCEAO d&#233;tenaient 15 013 milliards de FCFA (30 milliards de $US) de r&#233;serves de change et 8 830 milliards de FCFA (17,7 milliards de $US) &#233;taient d&#233;pos&#233;s aupr&#232;s du tr&#233;sor fran&#231;ais et r&#233;mun&#233;r&#233;s au taux de pr&#234;t marginal de la Banque Centrale Europ&#233;enne soit 1,5% l'an !!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. La cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine ne peut s'accommoder de l'ing&#233;rence mon&#233;taire fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La strat&#233;gie d'int&#233;gration &#233;conomique et mon&#233;taire de l'Afrique est pilot&#233;e par l'Union Africaine en s'appuyant sur cinq (5) communaut&#233;s &#233;conomiques r&#233;gionales. Cette strat&#233;gie est adoss&#233;e sur l'exigence pressante de la mise en place r&#233;ussie d'une infrastructure mon&#233;taire et financi&#232;re critique, articul&#233;e autour de cinq (5) institutions continentales prioritaires et vitales. La Banque Africaine de D&#233;veloppement (BAD) ayant son si&#232;ge &#224; Abidjan en C&#244;te d'Ivoire et la Banque Africaine d'Import-Export (Afreximbank) dont le si&#232;ge est au Caire en Egypte sont d&#233;j&#224; op&#233;rationnelles. La Banque Africaine d'Investissement ayant son si&#232;ge &#224; Tripoli en Libye, le Fonds Mon&#233;taire Africain ayant son si&#232;ge &#224; Yaound&#233; au Cameroun et la Banque Centrale Africaine ayant son si&#232;ge &#224; Abuja au Nig&#233;ria sont &#224; cr&#233;er et &#224; mettre en service dans les meilleurs d&#233;lais possibles conform&#233;ment &#224; l'article 19 de l'acte constitutif de l'Union Africaine adopt&#233; &#224; Lom&#233; au Togo le 11 juillet 2000.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce moment m&#234;me, le projet de cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine est sur la table de la Commission de l'Union Afrique et de l'Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) qui compte quarante (40) banques centrales membres dont celles de la Zone franc (la BCEAO, la BEAC et la Banque Centrale des Comores). La strat&#233;gie de la France qui vise &#224; pr&#233;server le plus longtemps possible son ing&#233;rence mon&#233;taire et son contr&#244;le du syst&#232;me de la Zone franc s'oppose organiquement et fonctionnellement &#224; l'int&#233;gration mon&#233;taire africaine et va activement contre la r&#233;alisation dans les meilleurs d&#233;lais du projet de cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous tenons &#224; vous faire noter que le mod&#232;le mon&#233;taire (syst&#232;me, principes et m&#233;canismes) de la Zone franc de par ses m&#233;canismes op&#233;rationnels induit une ing&#233;rence de la France qui met en mal la souverainet&#233; mon&#233;taire de quinze (15) pays membres de l'Union Africaine et constitue par d&#233;finition une limitation ou un blocage structurel pour la mise en place de la Banque Centrale Africaine. Ce mod&#232;le mon&#233;taire induit non seulement une ing&#233;rence indue de la France mais aussi et surtout une r&#233;pression financi&#232;re violente et un abus d'exploitation de nos r&#233;serves de change au profit des finances publiques fran&#231;aises. Ce mod&#232;le d'aide mon&#233;taire li&#233;e porte indiscutablement atteinte aux doits &#233;conomiques, sociaux et culturels (particuli&#232;rement les droits d'acc&#232;s au cr&#233;dit et &#224; la monnaie) de 140 millions d'africains et est pr&#233;cis&#233;ment contraire aux dispositions de article 22 de la D&#233;claration Universelle des Droits de l'Homme qui stipule que : &#171; Toute personne, en tant que membre de la soci&#233;t&#233;, a droit &#224; la S&#233;curit&#233; sociale ; elle est fond&#233;e &#224; obtenir la satisfaction des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels indispensables &#224; sa dignit&#233; et au libre d&#233;veloppement de sa personnalit&#233;, gr&#226;ce &#224; l'effort national et &#224; la coop&#233;ration internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour mettre fin &#224; l'ing&#233;rence mon&#233;taire indue et illicite de la France dans nos trois (3) banques centrales et cr&#233;er ainsi les conditions favorables &#224; la r&#233;ussite du projet de cr&#233;ation de la Banque Centrale Africaine, nous vous recommandons au nom des peuples d'Afrique en qu&#234;te de libert&#233; et de progr&#232;s, de d&#233;noncer sans d&#233;lais les accords de coop&#233;ration mon&#233;taire avec la R&#233;publique fran&#231;aise. Nous tenons copie de cette lettre de r&#233;forme pour comp&#233;tence &#224; M. Thomas Yayi Boni, Pr&#233;sident de la Conf&#233;rence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine, &#224; Mme Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, Pr&#233;sidente de la Commission de l'Union Africaine et &#224; M. Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d'Alg&#233;rie, Pr&#233;sident de l'Association des Banques Centrales d'Afrique (ABCA).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Veuillez agr&#233;er, Leurs Excellences, Messieurs les Chefs d'Etat, l'assurance de notre parfaite consid&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Babissakana, PMP
Ing&#233;nieur Financier
Project Management Professional (PMP&#61650;)
Chairman &amp; CEO, Prescriptor&#174;
Yaound&#233;, le 30 novembre 2012
R&#233;publique du Cameroun&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Wade /Macky un duel inutile et dangereux pour le d&#233;veloppement du pays Argent sale, traque des biens mal acquis, enrichissement illicite : voil&#224; les maux, de vrais gros mots qui envahissent le plus l'espace discursif s&#233;n&#233;galais.</title>
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		<dc:date>2012-11-23T12:20:00Z</dc:date>
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		<description>Sept mois apr&#232;s l'installation du nouveau pouvoir le discours sur la traque des biens mal acquis a pris le dessus sur celui du yoonu yokuut&#233;. Pas qu'il emballe le plus l'opinion s&#233;n&#233;galaise, mais parce qu'il d&#233;chire des liens, casse des hommes cibl&#233;s. Suffisant pour alimenter dans les grandes places des d&#233;bats passionn&#233;s. Pas surprenant que la presse en fasse ses choux gras. Le moins qu'on puisse dire est que la d&#233;cision du nouveau pouvoir de cr&#233;er une cour de r&#233;pression de l'enrichissement (...)

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sept mois apr&#232;s l'installation du nouveau pouvoir le discours sur la traque des biens mal acquis a pris le dessus sur celui du yoonu yokuut&#233;. Pas qu'il emballe le plus l'opinion s&#233;n&#233;galaise, mais parce qu'il d&#233;chire des liens, casse des hommes cibl&#233;s. Suffisant pour alimenter dans les grandes places des d&#233;bats passionn&#233;s. Pas surprenant que la presse en fasse ses choux gras.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le moins qu'on puisse dire est que la d&#233;cision du nouveau pouvoir de cr&#233;er une cour de r&#233;pression de l'enrichissement illicite pour charger l'opposition a fait tilt. Il divise le S&#233;n&#233;gal en deux camps ennemis pour un &#8216;mortal combat. &#187; L'usage de termes aussi stigmatisant qu'accusateur pour justifier la cr&#233;ation de cette cour n'est pas &#233;tranger &#224; cette construction d'une repr&#233;sentation sociale qui fait voir un camp &#8220;de voleurs des biens publics&#8221; face &#224; celui &#8220;d'hommes int&#232;gres&#8221;. Le S&#233;n&#233;gal donne, sur ces faits, l'image d'un pays en guerre de revanche politique et non au travail. Malheureusement, cette atmosph&#232;re distrait les citoyens qui &#233;taient en attente de r&#233;ponses claires face aux urgences &#233;conomiques, sociales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut se d&#233;soler maintenant qu'elle d&#233;prime notre &#233;conomie et hypoth&#232;que strat&#233;giquement les chances de notre pays d'assoir une coh&#233;sion et unit&#233; nationale face &#224; des menaces ext&#233;rieures.
Le plus grave est qu'une telle situation de querelle fait l'affaire de l'imp&#233;rialisme de la vertu civique qui cherche &#224; se red&#233;ployer en Afrique par un discours d'entrepreneur moral introduit dans notre espace public africain par une soci&#233;t&#233; civile extravertie. Cette derni&#232;re est sortie du moule de l'id&#233;ologie de la nouvelle mission civilisatrice qui a pour source constitutive trois notions. &#192; savoir : la bonne gouvernance, les droits de l'homme et la transparence. Voil&#224; les trois balles de l'arme id&#233;ologique qui tire sur les choix g&#233;ostrat&#233;giques et g&#233;opolitiques panafricanistes pris par le r&#233;gime sortant pour d&#233;velopper le pays de mani&#232;re acc&#233;l&#233;r&#233;e. Ceux-l&#224; m&#234;mes qui hier nous ont divis&#233;s et domin&#233;s durant 500 ans au nom de la mission civilisatrice ont r&#233;ussi &#224; cr&#233;er au S&#233;n&#233;gal cette querelle sur la vertu civique. En parvenant &#224; s'imposer comme l'arbitre de cette querelle qu'ils ont cr&#233;&#233;e, ils ont gagn&#233; sur l'intelligentsia s&#233;n&#233;galaise une guerre cognitive d&#233;cisive et peuvent, sur ces faits, continuer encore &#224; nous diviser de plus belle. Voil&#224; pourquoi, la surench&#232;re verbale actuelle entre l'opposition et le pouvoir est de toute &#233;vidence pilot&#233;e de l'ext&#233;rieur. C'est pourquoi aussi le d&#233;bat sur la question des biens mal acquis est un &#233;cran de fum&#233;e. Un jeu de dupe qui cache un projet imp&#233;rialiste plus digne de d&#233;bats. Il s'agit d'un projet de d&#233;construction de la valeur et de la pertinence de la strat&#233;gie &#233;conomique et politique qui a prodigieusement fait avancer le S&#233;n&#233;gal sur ces 12 derni&#232;res ann&#233;es et r&#233;duit, dans une logique de vitesse et de raccourci, les gaps historiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, sous Wade, le S&#233;n&#233;gal en 12 ans est parti de la situation de pays pauvres tr&#232;s endett&#233; &#224; celui de pays interm&#233;diaire. C'est apr&#232;s 40 ans de gestion socialiste d&#233;sastreuse. Pour arriver &#224; faire en 12 ans plus et mieux que les 40 ans des socialistes, Wade a fait jouer le levier de &#8220;l'accumulation primitive du capital&#8221; dans une strat&#233;gie d' &#171; effet de percussion de la croissance &#187; qui passe par l'usage par la puissance publique de la formation et de la dotation de capitaux &#224; des entrepreneurs nationaux seuls capables d'assurer un d&#233;veloppement endog&#232;ne. Senghor s'y est essay&#233; sans g&#233;nie heuristique avec Bacar Ba, Abdou Diouf aussi avec les ma&#238;trisards. Tous les deux ont tent&#233; de doter les op&#233;rateurs &#233;conomiques, de capitaux n&#233;cessaires leur permettant de faire face &#224; l'emprise sur notre &#233;conomie des entrepreneurs &#233;trangers h&#233;ritiers du legs de l'accumulation primitive esclavagisto-colonialiste. On sait aussi ce qu'en a dit K. Marx dans les chapitres 26 &#224; 33 de son livre : le Capital. Il reconnait que l'accumulation primitive est une loi &#233;conomique incontournable pour l'amorce d'une r&#233;volution &#233;conomique majeure &#224; l'image de la r&#233;volution industrielle au XIX si&#232;cle. M&#234;me s'il admet par ailleurs qu'elle n'est ni vertueuse, ni humaine, il reconna&#238;t son caract&#232;re n&#233;cessaire. Il dit cela dans un langage qui souligne la douleur morale et humaine de l'enfantement du capital en ces termes : le capital arrive au monde &#171; suant le sang et la boue par tous les pores &#187;. C'est fort de cette v&#233;rit&#233; scientifique qui veut que l'existence abondante du capital s'il atteint un certain seuil permet , s'il est investi, de provoquer une r&#233;volution industrielle que l'&#233;conomiste am&#233;ricain John Rostow a calcul&#233; le volume d'investissement d&#233;clencheur de cette r&#233;volution industrielle. Il conclu qu'il doit repr&#233;senter au minimum 10% de la production nationale. Dans aucun pays pr&#233;capitaliste en Europe et en Asie, le temps qui s&#233;pare la naissance du capital et l'atteinte d'un volume d&#233;clencheur de 10% de la production nationale n'a &#233;t&#233; consacr&#233; &#224; une gestion morale et &#233;thique de l'accumulation primitive du capital. C'est &#224; l'Afrique seule qu'on l'impose. Et ce sont des pays comme le S&#233;n&#233;gal sous Wade qui ont relev&#233; le d&#233;fi de s'y consacrer en faisant preuve d'inventivit&#233; pour concilier l'exigence de bonne gouvernance et de cr&#233;ation rapide de riches entrepreneurs s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, l'enjeu pour les pays pr&#233;capitalistes, comme le S&#233;n&#233;gal, est d'avoir une intelligence de l'&#233;conomie du d&#233;veloppement qui permette &#224; l'&#201;tat d'utiliser la loi de l'accumulation primitive dans une logique de vitesse et de raccourci, mais aussi dans une forme patriotique en r&#233;sonnance avec notre ontologie n&#233;gro-africaine. Dans un pays pr&#233;capitaliste, c'est faire preuve de g&#233;nie &#233;conomique et de patriotisme que de cr&#233;er des riches pour passer en force vers l'&#233;mergence, quitte &#224; utiliser le gr&#233; &#224; gr&#233; pour soutenir la pr&#233;f&#233;rence nationale dans l'octroi des march&#233;s. C'est ainsi qu'on pourra faire en sorte qu'il y ait des centaines de milliers de capitaines d'industries comme Bara Tall, Modou Amar, El hadji Ndiaye, Youssou Ndour, Sidi Lamine Niass ou Ibrahima Fall. C'est ainsi que nous pourrions obtenir de mani&#232;re acc&#233;l&#233;r&#233;e le volume de capitaux nationaux d&#233;clencheur d'une r&#233;volution industrielle. C'est ce qu'a tent&#233; de faire Senghor et Abdou Diouf. C'est ce qu'a fait l'Etat s&#233;n&#233;galais sous Wade. C'est ce qui explique la r&#233;ussite des pays &#233;mergents d'Asie. C'est ce que valide l'&#233;conomiste lib&#233;ral p&#233;ruvien Hernando De SOTO qui &#171; a travaill&#233; sur l'id&#233;e de la transposition possible des r&#233;volutions industrielles pass&#233;es aux &#233;conomies &#233;mergentes actuelles &#187;.Il r&#233;sume ses conclusions en ces termes : &#171; les pays pauvres ont besoins de solutions que les pays d&#233;velopp&#233;s ont adopt&#233;es au XIX si&#232;cle, pas au XXI si&#232;cle &#187;. si c'est maintenant cela du loubal et du passar passar&#233; khalisou revmi il faut faire le proc&#232;s tous les r&#233;gimes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;bat sur les biens mal acquis est un d&#233;bat pos&#233; par des entrepreneurs moraux qui ont une histoire pas glorieuse et peu honn&#234;te. Au S&#233;n&#233;gal, ils sont associ&#233;s &#224; des entrepreneurs politiques sans vision qui on travaill&#233; &#224; la r&#233;habilitation des socialistes responsables du retard de notre pays face &#224; des pays &#233;mergents qui n'&#233;taient pas en 1960 sur les starting blogs des pays du niveau de dotation du S&#233;n&#233;gal en facteurs de croissance. Ce d&#233;bat-l&#224; sur la traque des voleurs de la r&#233;publique n'est pas celui des scientifiques et des patriotes soucieux du d&#233;veloppement de l'Afrique. Il est celui de mercenaires encagoul&#233;s qui veulent jouer aux auxiliaires d'une politique de reconqu&#234;te imp&#233;rialiste de l'Afrique. C'est ce qui peut expliquer tout le tapage qui est fait pour d&#233;cr&#233;dibiliser un homme de vision panafricaniste et la r&#233;ponse scientifique qu'il a apport&#233;e &#224; une question savante prise en charge par des patriotiques et des panafricanistes et mise en &#339;uvre avec succ&#232;s durant ces 12 derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les commanditaires du discours de la vertu civique ne sont autres que les puissances menac&#233;es par la strat&#233;gie &#233;conomique d&#233;roul&#233;e par cet homme qui a eu le seul tort de modifier l'orientation g&#233;opolitique et g&#233;ostrat&#233;gique ayant privil&#233;gi&#233; les int&#233;r&#234;ts du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique &#224; leur d&#233;triment. Les Luttes qu'il a initi&#233;es contre les APE, pour le d&#233;part de Bollor&#233; du port de Dakar, de France T&#233;l&#233;com de la Sonatel, de l'arm&#233;e fran&#231;aise du territoire national ainsi que la libert&#233; qu'il a prise d'ouvrir le march&#233; S&#233;n&#233;galais aux pays &#233;mergents &#233;taient la vraie rupture non autoris&#233;e par ces puissances. La suite on la connait. Calomni&#233; par une soci&#233;t&#233; civile extravertie, diabolis&#233; ensuite par une presse affairiste et d&#233;stabilis&#233; enfin par des gr&#232;ves de syndicats inf&#233;od&#233;s politiquement aux partis de gauche, qui ont cherch&#233; &#224; rendre ingouvernable le pays, le panafricaniste Wade a fini par tomber sous les coups d'une pr&#233;tendue r&#233;volution color&#233;e pilot&#233;e de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La r&#233;alit&#233; est que derri&#232;re l'&#233;lection d&#233;mocratique qui l'a fait partir, se cache un v&#233;ritable coup d'&#201;tat civil &#224; la Georgienne. L'enseignement &#224; tirer tout cela est que l'alternance par l'usage de mensonge consensuel est ais&#233;e. Mais r&#233;ussir l'alternative est plus difficile &#224; faire. Elle devient encore plus compliqu&#233;e quand on promet de faire mieux que Wade pour r&#233;soudre au plan &#233;conomique, social et politique les probl&#232;mes de s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les S&#233;n&#233;galais qui avaient commenc&#233; &#224; soulever, &#224; travers des questions pr&#233;cises sur la cr&#233;ation d'emploi et sur la baisse des prix de denr&#233;es de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, le probl&#232;me de l'inexistence d'application effective des promesses de campagne &#233;lectorale se sont vus recentr&#233;s bruyamment sur un film d'action en noir et blanc. Dans ce film, le besoin de construire dans la t&#234;te du s&#233;n&#233;galais moyen la repr&#233;sentation sociale d'un justicier propre incarn&#233; par les membres de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle qui traque les sales voleurs incarn&#233;s par les membres de l'opposition est, &#224; la base de la mise en sc&#232;ne d'un jeu de r&#244;le qui s'amuse avec un th&#232;me stigmatisant digne des films western. Le cowboy blanc y a le beau r&#244;le de justicier. Il va, sans &#233;tat d'&#226;me, tuer le &#171; m&#233;chant indien &#187;. Voil&#224; l'exemple qui inspire une task force cherchant &#224; abrutir le s&#233;n&#233;galais moyen gr&#226;ce &#224; des m&#233;thodes dignes des communications hollywoodiennes pour leur faire d&#233;sirer l'extermination des opposants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que le pr&#233;sident Macky sorte de cette perspective encadr&#233;e et t&#233;l&#233;guid&#233;e de r&#233;vision et de stigmatisation de la vision wadienne qu'il avait en son temps brillamment d&#233;clin&#233;e. Il doit abandonner la politique de revanche sur sa propre famille politique que ses alli&#233;es socialo communistes et de la soci&#233;t&#233; civile extravertie lui impose au nom du principe on gagne ensemble, et on gouverne ensemble. Son parcours brillant avec Wade ne lui donne aucun destin politique &#224; long terme dans ce chemin r&#233;visionniste et revanchard. C'est pourquoi personnellement je ne d&#233;sesp&#232;re pas de le voir emprunter le chemin de la rectification de la gestion de l'ancien r&#233;gime et abandonner celui du r&#233;visionnisme. C'est le chemin de la rectification qui peut lui donner des perspectives d'homme historique capable de continuer le combat des r&#233;sistants africains et des p&#232;res fondateurs du panafricanisme d'Afrique et de la diaspora. Il a tout &#224; y gagner en terme d'homme d&#233;mocratique accompli sorti triomphalement d'une comp&#233;tition pour la succession d'un homme historique et parvenant &#224; f&#233;d&#233;rer mieux que tout autre figure politique les S&#233;n&#233;galais autour du capital de r&#233;alisations du r&#233;gime sortant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La tentative de liquidation de la m&#233;moire du statut de l'homme historique de Wade est p&#233;rilleuse et risqu&#233;e pour lui. Les actifs physiques laiss&#233;s par lui recr&#233;ent la m&#233;moire apr&#232;s chaque d&#233;construction communicationnelle. Je ne lui souhaite pas d'&#233;chouer contre Wade, mais de r&#233;ussir mieux que Wade sur le socle de leurs parcours commun et de leurs r&#233;alisations communes. Pour l'int&#233;r&#234;t de mon pays et de l'Afrique, je me mets &#224; disposition d'un tel combat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amadou Lamine FAYE
Tel : 77 563 40 62
E. mail alfconsulting@yahoo.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>12 ans de gouverance : 12 ans de pillage</title>
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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;CONTRIBUTION&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les 12 ans de r&#232;gne des lib&#233;raux ont &#233;t&#233; ponctu&#233;s par une s&#233;rie de scandales. Les uns plus spectaculaires que les autres. Si l'on totalise l'argent de l'ensemble des scandales financiers connus depuis l'av&#232;nement de l'alternance en 2000, on atteindra les mille milliards de francs Cfa.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous comprendrez en quatorze points pourquoi, le PDS n'est plus un parti aussi fr&#233;quentable qu'il l'avait &#233;t&#233;, dans un pass&#233; r&#233;cent et pourquoi le pape du SOPI d&#233;clarait haut et fort d'avoir cr&#233;&#233; des milliardaires dont son propre fils au m&#234;me moment o&#249; le bas peuple s&#233;n&#233;galais luttait tous les jours pour avoir de quoi se nourrir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; LES 13 MILLIARDS DU QATAR&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dernier scandale financier, c'est Sa&#239;f Al Islam, le fils du guide libyen, qui nous l'apprend. Selon lui, Me Wade aurait re&#231;u la bagatelle de treize (13) milliards de francs Cfa du Qatar pour son fils. Pourquoi ? Pour r&#233;clamer urbi et orbi, depuis Benghazi, le fief des rebelles libyens, le d&#233;part de Kadhafi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais d'autres scandales financiers ont pr&#233;c&#233;d&#233; celui-ci. Lors d'un meeting le 22 mai &#224; Ziguinchor, le Premier Souleymane Nd&#233;n&#233; Ndiaye affirmait : &#8216;Pendant presque 10 ans, Landing Savan&#233; a re&#231;u de mes mains ou des autres collaborateurs du pr&#233;sident de la R&#233;publique, 30 millions de francs Cfa tous les mois, et jamais il n'a partag&#233; cet argent avec ses camarades.'&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
FESMAN : Plus de 45 milliards de francs Cfa d&#233;pens&#233;s par la fille et un d&#233;ficit de 26 milliards
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 3e Fesman aura &#233;t&#233; un v&#233;ritable gouffre financier. Cette manifestation, dont Wade a confi&#233; l'organisation &#224; sa fille, aura co&#251;t&#233; au tr&#233;sor public plus de 45 milliards de francs Cfa et engendr&#233; un d&#233;ficit de 26 milliards de francs. Le chef de l'Etat soutenait que le S&#233;n&#233;gal n'aurait d&#233;pens&#233; de son budget que 5 milliards. Le reste du budget &#233;tant support&#233; par les autres pays. On sait ce qu'il en est advenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt; MONUMENT DE LA RENAISSANCE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le construire, l'Etat du S&#233;n&#233;gal a brad&#233; les terres de la zone a&#233;roportuaire. Des terres pourtant estim&#233;es &#224; 75 milliards de francs par des sp&#233;cialistes. Pourtant, dans une brochure remise aux journalistes lors de l'inauguration, l'on pouvait lire que le monument de la renaissance africaine a co&#251;t&#233; z&#233;ro F Cfa &#224; l'Etat du S&#233;n&#233;gal. Qui pour y croire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
ANOCI : Plus de 205 milliards d&#233;pens&#233;s par le fils pour l'OCI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre gouffre financier, l'Organisation de la conf&#233;rence islamique (OCI), confi&#233;e &#224; l'autre fils Wade, Karim.Dans son livre intitul&#233; Contes et m&#233;comptes de l'ANOCI, le journaliste Abdoulatif Coulibaly affirme que contrairement aux affirmations de ses dirigeants, l'Agence nationale pour l'organisation de conf&#233;rence islamique (Anoci), n'a pas d&#233;pens&#233; 72 milliards de FCfa, pour r&#233;aliser les travaux n&#233;cessaires &#224; l'accueil du sommet qui a eu lieu en mars 2008 dans la capitale s&#233;n&#233;galaise. Elle en a d&#233;pens&#233; plus du double. &#8216;Nous sommes &#224; m&#234;me de dire que l'ANOCI a d&#233;pens&#233; pour l'organisation de la conf&#233;rence islamique une somme totale de 205 milliards 211 millions de FCfa', renseigne-t-il. &#8216;Les 205 milliards 211 millions de FCfa de d&#233;penses effectives et r&#233;elles de l'ANOCI comportent un chapitre ou une composante nomm&#233;e : &#8216;Am&#233;nagement des bureaux du si&#232;ge de l'ANOCI. Ce poste a englouti la somme de 750 millions de FCfa. Celle-ci a servi &#224; l'am&#233;nagement des bureaux du pr&#233;sident du Conseil de surveillance, M. Karim Wade, et &#224; l'&#233;quipement des bureaux de ses collaborateurs. Ils ont &#233;t&#233; log&#233;s aux 1er, 2e et 3e et 10e &#233;tages de l'immeuble Tamaro', poursuit-il, affirmant que c'est aussi mentir que de tenter de faire croire au peuple que la r&#233;alisation des chantiers ouverts &#224; la veille de la Conf&#233;rence islamique a co&#251;t&#233; 101 milliards de FCfa. Selon lui, l'OCI a saign&#233; le Tr&#233;sor public et a acc&#233;l&#233;r&#233; la crise financi&#232;re dans laquelle se d&#233;bat aujourd'hui le S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt; LICENCE SUDATEL : 20 milliards distraits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si ce n'est pas le fils ou la fille de Wade qui sont impliqu&#233;s, ce sont les fils de ses amis. Ainsi, lors de la vente de la troisi&#232;me licence de t&#233;l&#233;phonie &#224; Sudatel, Abdou Latif Coulibaly affirme que Thierno Ousmane Sy, fils du ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, aurait &#233;t&#233; impliqu&#233; dans le scandale d'une commission qui aurait &#233;t&#233; vers&#233;e dans le cadre de la vente de la licence de Sudatel. Se fondant sur une enqu&#234;te du journaliste, l'entrepreneur Bara Tall avait alors initi&#233; une p&#233;tition pour r&#233;clamer la v&#233;rit&#233; sur les vingt milliards de francs Cfa. Mais le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, avait d&#233;clar&#233;, dans un communiqu&#233;, que &#8216;Sudatel a r&#233;gl&#233; la totalit&#233; du prix de la licence par deux virements sur un compte du Tr&#233;sorier g&#233;n&#233;ral du S&#233;n&#233;gal &#224; l'Agence nationale de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), pour un montant total de 200 millions de dollars'.
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; AVION PR&#201;SIDENTIEL : 28 millions de dollars en l'air&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En avril 2007, la Pointe de Sangomar, l'avion de commandement du pr&#233;sident de la R&#233;publique est en panne. L'avion pr&#233;sidentiel a &#233;t&#233; oblig&#233; de faire un atterrissage &#224; Palma de Majorque dans les Iles Canaries en Espagne. L'incident s'est pass&#233; un samedi dans les airs vers 5 heures du matin. C'est le cockpit de l'appareil qui a eu des probl&#232;mes techniques. Il se trouvait dans l'espace a&#233;rien espagnol alors que le Pr&#233;sident Wade se rendait dans les pays du Golfe. D&#233;j&#224; au lendemain de l'alternance, les moteurs de Sangomar ont &#233;t&#233; &#224; Perpignan, car disait-on &#224; l'&#233;poque qu'ils n'&#233;taient pas dans un meilleur &#233;tat. D'ailleurs, le pr&#233;sident avait affirm&#233; qu'aucun sou du contribuable s&#233;n&#233;galais n'a &#233;t&#233; d&#233;pens&#233; pour la r&#233;fection de la Pointe de Sangomar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le journaliste Abdou Latif Coulibaly avait affirm&#233; tout &#224; fait le contraire. Dans son retentissant br&#251;lot &#8216;Wade, un opposant au pouvoir, l'Alternance pi&#233;g&#233;e ? ', il affirmait que le &#8216;montant global et final' de l'ensemble des op&#233;rations de la r&#233;vision de l'avion s'&#233;l&#232;ve &#224; 28 millions de dollars. Prenant le contre-pied de Wade, le journaliste &#233;crivain a r&#233;v&#233;l&#233; que la &#8216;facture sal&#233;e' a &#233;t&#233; pay&#233;e &#224; partir du fonds routier s&#233;n&#233;galais. Un montant de 10 milliards de Fcfa aurait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; par l'&#201;tat, explique Latif. Selon lui, cette somme n'a pas fait l'objet d'enregistrement au Secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral du gouvernement, ni publi&#233; au journal officiel. Ce qui est consid&#233;r&#233; comme une violation flagrante des r&#232;gles de la bonne gouvernance et de la transparence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais quelques ann&#233;es apr&#232;s cet incident voil&#224; Wade qui paie un ancien avion, celui du pr&#233;sident fran&#231;ais Nicolas Sarkoky vieux de 8 ans &#224; 20,9 milliards de francs Cfa. Il s'agit d'un moyen-courrier A319 CJ entr&#233; en service en 2002, d'une capacit&#233; d'une trentaine de places.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; FONDS TAIWANAIS : La planque chypriote de 7,5 milliards de francs Cfa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2006, 15 millions de dollars, soit 7,5 milliards de francs Cfa allou&#233;s par la Chine Taiwan &#224; l'Etat du S&#233;n&#233;gal ont &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;s et planqu&#233;s &#224; Chypre. Selon le journal Le T&#233;moin, ce sont 15 millions de dollars Us, soit 7,5 milliards de nos francs &#8216;destin&#233;s &#224; la construction de projets &#224; caract&#232;re social dans notre pays' que Ta&#239;wan a d&#233;caiss&#233;s. Une somme qui n'avait pas atterri dans les comptes de l'Etat, jusqu'&#224; la rupture des relations diplomatiques entre le S&#233;n&#233;gal et Chine Ta&#239;wan. Selon l'hebdomadaire Le T&#233;moin, &#8216;cet argent s'est retrouv&#233; dans le compte bancaire d'une soci&#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par Emmanuel A&#239;m, la Fitem Entreprises Limited' pr&#233;cis&#233;ment, &#8216;ouvert dans les livres de la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale de Nicosie, &#224; Chypre'.Ce dernier &#233;tant le fils de Pierre A&#239;m, conseiller sp&#233;cial du pr&#233;sident de la R&#233;publique et propri&#233;taire de la Nouvelle Brasserie devenue &#8216;Africa investissement S&#233;n&#233;gal Brasserie' g&#233;r&#233;e par le m&#234;me Emmanuel A&#239;m.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; Des milliards de francs en surfacturation et en march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais c'est sans conteste l'affaire dite des Chantiers de Thi&#232;s qui fut le premier scandale financier du r&#233;gime de l'alternance. Dans un discours sur les chantiers de Thi&#233;s, le mardi 26 juillet 2005 au M&#233;ridien Pr&#233;sident, suite &#224; la d&#233;classification du rapport de (IGE) sur les chantiers. Macky Sall, qui a succ&#233;d&#233; &#224; Idrissa Seck &#224; la primature, se demande comment a-t-on pu passer, sans en informer le pr&#233;sident de la R&#233;publique, de l'enveloppe des 20 milliards F Cfa fix&#233;e par lui-m&#234;me, au montant global de 46 217 166 908 francs Cfa. Il en conclut alors &#224; des surfacturations. Se fondant sur ce rapport, il d&#233;busque aussi des march&#233;s contract&#233;s dans le cadre de cette enveloppe de 46 217 166 908 francs Cfa, par entente directe. &#8216;Dans leur rapport, les experts ont relev&#233; des surfacturations sur la presque totalit&#233; des march&#233;s, c'est-&#224;-dire, des &#233;carts significatifs entre les co&#251;ts r&#233;els des travaux et les montants factur&#233;s &#224; l'Etat. Sur la premi&#232;re phase correspondant aux travaux devant intervenir avant le 4 avril 2004, pour des engagements d'un montant global de 40 618 568 848 FCFA, le co&#251;t r&#233;el des travaux a &#233;t&#233; &#233;valu&#233; par les experts &#224; 22 633 730 608 FCFA, soit une surfacturation de 17.984.838.241 Fcfa', disait-il devant les diplomates accr&#233;dit&#233;s au S&#233;n&#233;gal. Selon les v&#233;rificateurs de l'IGE, ce march&#233;, d'un montant de 14 847 280 358 FCFA, a &#233;t&#233; conclu de gr&#233; &#224; gr&#233; et approuv&#233; irr&#233;guli&#232;rement, le 3 octobre 2003, par l'ancien Premier ministre, en violation des dispositions du Code des march&#233;s publics et du R&#232;glement g&#233;n&#233;ral sur la comptabilit&#233; publique. (&#8230;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la premi&#232;re phase correspondant aux travaux devant intervenir avant le 4 avril 2004, pour des engagements d'un montant global de 40 618 568 848 F Cfa, le co&#251;t r&#233;el des travaux a &#233;t&#233; &#233;valu&#233; par les experts &#224; 22 633 730 608 FCFA, soit une surfacturation de 17 984 838 241 F Cfa', poursuivait-il, expliquant que sur le march&#233; sp&#233;cifique de 14 847 280 358 FCFA, les experts ont &#233;valu&#233; la surfacturation &#224; 8 099 337 207 F Cfa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; AFFAIRE SUGURA : 90 millions en cash&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fin de mission au S&#233;n&#233;gal, le repr&#233;sentant du Fmi au S&#233;n&#233;gal, pour son d&#233;part du pays, s'est fait remettre une mallette contenant 100 000 euros et 50 000 dollars en cash et a voyag&#233; avec jusqu'&#224; Barcelone&#8230; Apr&#232;s d&#233;couverte du contenu du &#8216;cadeau', l'ancienne b&#234;te noire des autorit&#233;s avertit sa hi&#233;rarchie &#224; Washington. Ordre lui fut intim&#233; de retourner le paquet &#224; l'envoyeur. Ce qui fut fait, via l'ambassadeur du S&#233;n&#233;gal &#224; Barcelone.
Dans cette &#233;num&#233;ration des scandales et gouffres financiers qui est tr&#232;s loin d'&#234;tre exhaustive, nous n'avons pas pris en compte les fameux fonds politiques. Des fonds, dont l'utilisation et la gestion, para&#238;t-il, sont laiss&#233;s &#224; l'appr&#233;ciation exclusive du pr&#233;sident de la R&#233;publique et peut-&#234;tre de ses proches, dont un a avou&#233; s'&#234;tre servi et avoir donn&#233; &#224; qui il veut. R&#233;cemment, d'ailleurs, le porte-parole du pr&#233;sident de la R&#233;publique a cru bon de d&#233;clarer que ces fonds ont pu servir &#224; Me Wade pour l'acquisition d'un terrain achet&#233; &#224; plus d'un milliard aux Almadies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; DOSSIER AWA NDIAYE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La gestion de 2008 du minist&#232;re de la Famille, de la Solidarit&#233; nationale, de l'Entrepreneuriat f&#233;minin et de la Micro-finance, dirig&#233;e &#224; l'&#233;poque par Madame Awa Ndiaye est un indicateur de mesure du mauvais usage des ressources publiques par le r&#233;gime de Wade. Ce cas aurait pu faire rire s'il n'&#233;tait pas symptomatique d'un rapport tragiquement pr&#233;dateur avec les ressources publiques. Loin d'&#234;tre anecdotique la gestion de Awa Ndiaye &#224; la t&#234;te de ce minist&#232;re rend compte de la d&#233;linquance financi&#232;re dont sont coupables plusieurs ministres ou directeurs de soci&#233;t&#233;s sous Wade. Le rapport 2007 de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des march&#233;s publics (ARMP) a r&#233;v&#233;l&#233; des cas monstres de surfacturation dont elle est l'auteur et qui ont co&#251;t&#233; au Tr&#233;sor public plusieurs milliards de Francs Cfa. L'ind&#233;licatesse sans limite dans la gestion de l'ex ministre de la Culture et du Cadre de vie avait d&#233;fray&#233; la chronique. Un tapis de pri&#232;re achet&#233; &#224; 15850 Francs Cfa, une cuisini&#232;re grand mod&#232;le &#224; 2 millions 115 mille Francs Cfa, une cuill&#232;re &#224; 37 mille Francs Cfa, un couteau &#224; 42 mille Francs Cfa, une carafe grand model &#224; 47 100 Francs Cfa, une imprimante &#224; 845 mille Francs Cfa, un sac en cuir de luxe estim&#233; &#224; 245 mille Francs Cfa, un ordinateur &#224; 1 million 695 mille Francs Cfa et une cl&#233; Usb &#224; 97 mille 500 Francs Cfa. Ces surfacturations avaient &#224; l'&#233;poque stup&#233;fi&#233; l'opinion dont la demande de sanction n'a pas, jusqu'&#224; l'heure actuelle, &#233;t&#233; entendue par la justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; PLAN TAKKAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le co&#251;t total du plan mis en &#339;uvre pour am&#233;liorer la fourniture en &#233;lectricit&#233; des m&#233;nages et entreprises est estim&#233; &#224; 650 milliards de Fcfa. Les march&#233;s pass&#233;s dans le cadre de ce plan conduit par Karim Wade, le fils du chef de l'Etat et ex ministre en charge de l'Energie, ont la particularit&#233; d'&#233;chapper au champ des march&#233;s publics. C'est justement la soustraction du code des march&#233;s publics de l'acquisition de combustible ainsi que les op&#233;rations et la maintenance d'installations destin&#233;es &#224; produire de l'&#233;nergie &#233;lectrique qui ont motiv&#233; la modification de l'article 3 du code des march&#233;s publics par le d&#233;cret 2012-01 du 02 janvier 2012 &#224; l'insu de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des march&#233;s publics (ARMP). Modification qui a permis &#224; Karim Wade de passer en l'espace de 6 mois des march&#233;s d'achat de produits p&#233;troliers pour un montant de 115 Milliards F CFA, de gr&#233; &#224; gr&#233;. Le m&#234;me proc&#233;d&#233; (gr&#233; &#224; gr&#233;) a &#233;t&#233; utilis&#233; pour le choix de la soci&#233;t&#233; sud-cor&#233;enne KEPCO pour la r&#233;alisation d'une centrale &#224; charbon &#224; Sendou d'une valeur de 300 Milliards de FCFA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; LONASE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s les informations rendues publiques par la presse quotidienne, Ba&#239;la Wane, ex Dg de la LONASE a d&#233;pos&#233; ses baluchons &#224; l'APR apr&#232;s le cuisant revers subi par la Pds &#224; la pr&#233;sidentielle 2012. Les contribuables s&#233;n&#233;galais veulent bien croire que ce n'est pas li&#233; aux nombreuses casseroles qu'il tra&#238;ne relativement &#224; sa gestion de la Loterie nationale s&#233;n&#233;galaise (LONASE). Car il faut rappeler que, dans son rapport 2008, l'ARMP avait mis en &#233;vidence la r&#233;currence des march&#233;s pass&#233;s par ententes directes non autoris&#233;s pour un montant cumul&#233; chiffr&#233; &#224; 4 208 868 852 F CFA. Les auditeurs commis par l'ARMP n'avaient pas manqu&#233; de signaler la pratique &#171; syst&#233;matique &#187; du fractionnement des march&#233;s, la pratique de r&#233;gularisation des dossiers dont s'&#233;tait rendu coupable Ba&#239;la Wane alors Dg de la LONASE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ampleur des irr&#233;gularit&#233;s, infractions et autres violations du code des march&#233;s publics avait d'ailleurs tellement irrit&#233; les auditeurs de la BSC qu'ils ont d&#233;clar&#233; n'&#234;tre pas en mesure de certifier les proc&#233;dures de passation des diff&#233;rents march&#233;s. Toutefois, en d&#233;pit de tous ces manquements Ba&#239;la Wane ne sera pas inqui&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pis, il r&#233;cidive avec la cr&#233;ation de la Panafricaine des jeux b&#233;n&#233;ficiaire du contrat de concession sign&#233; avec la Loterie nationale s&#233;n&#233;galaise (LONASE). Ba&#239;la Wane, pourtant Directeur g&#233;n&#233;ral de la LONASE, s'av&#232;re &#234;tre le mandataire de cette nouvelle structure. Selon des documents juridiques parcourus par La Gazette, la Panafricaine des jeux a le m&#234;me objet social que la LONASE et comme elle, occupe le m&#234;me si&#232;ge social, au 32 Boulevard de la R&#233;publique. Autrement dit, elle est domicili&#233;e dans les locaux de la soci&#233;t&#233; nationale d'exploitation des jeux du S&#233;n&#233;gal. Le plus curieux est que les administrateurs de la LONASE jurent n'avoir jamais &#233;t&#233; mis au courant de la cr&#233;ation de la Panafricaine des jeux, une n&#233;buleuse qui a d&#233;pouill&#233; la LONASE de toutes ses pr&#233;rogatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; PORT AUTONOME DE DAKAR&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Port autonome de Dakar a effectu&#233; des achats d'un montant d'un milliard 244 millions de F Cfa sous forme de commande sans appel &#224; la concurrence. Ce march&#233; ne s'est fait que sur la base de lettres de commande. Pis, faisaient remarquer les auditeurs, la non inscription de certains march&#233;s dans le plan de passation 2008 s'agr&#233;geait aux cas de fractionnement sur des march&#233;s. Dans le m&#234;me temps ; un rapport de la Cour des comptes d&#233;couvrait un partage indu d'une prime de 100 millions de F Cfa par des cadres apr&#232;s l'attribution du march&#233; du terminal &#224; containers. Dans le sillage, on reprocherait &#233;galement &#224; l'ancien directeur du Port d'avoir distribuer pr&#233;bendes et avantages divers sans aucune base l&#233;gale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt; COSEC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au chapitre des frais m&#233;dicaux, les auditeurs rel&#232;vent que le Port a support&#233; pour 84 135 013 F Cfa des frais de proches non couverts de ses agents. En outre, Bara Sady aurait accord&#233;, &#224; hauteur de plusieurs centaines de millions, des &#171; subventions &#187; et &#171; dons &#187; &#224; des structures comme Jappal Majap (5 millions) ou autre Dello Njukkel (3 millions), L'ancien Dg du Cosec et ministre conseiller &#224; la Pr&#233;sidence sous Wade avait &#233;t&#233;, lui aussi, &#233;pingl&#233; par un rapport avant m&#234;me son limogeage. Le document &#233;voquait le salaire de base brut mensuel de Kane Diallo qui s'&#233;l&#232;verait &#224; 5 millions de francs Cfa. Qui plus est, le directeur du COSEC co&#251;terait mensuellement plus de 8 millions de francs Cfa. Il b&#233;n&#233;ficiait en effet d'une &#171; gratification &#233;gale &#224; 30% du montant global &#224; verser au personnel, d'une dotation mensuelle de 2 000 litres de carburant, d'une indemnit&#233; mensuelle de logement &#233;tablie &#224; 2 millions de francs Cfa et d'un forfait de participation aux frais d'eau, d'&#233;lectricit&#233; et de t&#233;l&#233;phone de 2 millions de francs Cfa &#187;. Comme si cela ne suffisait pas, le responsable lib&#233;ral de Ndioum avait &#171; souscrit une police d'assurance maladie pour un montant de 3,3 millions de francs Cfa &#224; 100% pour lui et sa famille &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seulement, pour le cas du Cosec, outre les rapports d'audits 2008 et 2009 de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des march&#233;s publics (ARMP), un rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale d'Etat (IGE) a &#233;t&#233; greff&#233; &#224; la proc&#233;dure. Le rapport en question &#233;pinglait plusieurs d&#233;caissements financiers suspects, ainsi que des march&#233;s entour&#233;s de la plus grande n&#233;bulosit&#233;, orchestr&#233;s par le directeur et le pr&#233;sident du Conseil d'administration Ahmet Fall Braya. Des &#233;l&#233;ments confort&#233;s par les audits successifs de l'ARMP qui ont, entre autres, r&#233;v&#233;l&#233; que l'argent du COSEC a servi &#224; acheter des tissus pour des militants du Parti d&#233;mocratique s&#233;n&#233;galais (PDS).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt; LE CICES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Centre international pour le commerce ext&#233;rieur du S&#233;n&#233;gal (CICES) est lui entr&#233; dans le collimateur de la justice, &#224; la suite de la transmission au parquet d'un rapport d'audit (cabinet Business System consulting Group-2008). Le Cabinet a &#233;pingl&#233; des contrats par entente directe non autoris&#233;e, pour un montant global estim&#233; &#224; 96.350.870 FCFA. Mais aussi des march&#233;s non-inclus dans le plan de passation des march&#233;s, pour un montant estim&#233; &#224; 17.700.000 FCfa (am&#233;nagement parking, d&#233;sensablement, etc.). A c&#244;t&#233;, les auditeurs rel&#232;vent les informations inexactes de certains proc&#232;s-verbaux de r&#233;ception et d'ouverture des plis, le fractionnement des march&#233;s avec des commandes additionnelles quasi-syst&#233;matiques, la location de groupes &#233;lectrog&#232;nes pour un montant de 13.559.000 F CFA TTC, alors que l'appel d'offres pour l'acquisition des groupes a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;&#8230; sans suite par la Commission des March&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste des structures et de soci&#233;t&#233;s &#233;clabouss&#233;es par ces rapports d'audits n'est pas exhaustive. Au total, c'est en effet une flop&#233;e de directeurs et de responsables lib&#233;raux qui sont dans le collimateur de Dame justice. Et surtout sous l'&#339;il du Parquet et du Procureur de la R&#233;publique qui ont aussi, dans la ligne de mire, les gestions probl&#233;matiques de Christian Salvy &#224; Dakar Dem Dikk, de Mbaye K&#233;b&#233; &#224; l'Agence de D&#233;veloppement municipal), d'Ibrahima Ndiaye &#224; l'Ageroute, d'El Hadj Malick Sarr &#224; l'Anreva ou autre Mathiacco Bessane &#224; l'Anacs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aboubakrine Ndiaye aboubakrine.ndiaye@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non &#224; l'argent sale et les biens illicites dans les comptes de deniers de culte et moins encore &#224; Touba !</title>
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		<description>Non &#224; l'argent sale et les biens illicites dans les comptes de deniers de Le Cercle des Soufis en conclave &#224; Touba, a dans ses conclusions invit&#233; l'Etat, &#224; aller plus loin dans sa ferme volont&#233; de traquer les d&#233;tenteurs de biens mal acquis, et de recouvrer les deniers d&#233;tourn&#233;s des caisses de l'Etat. Et, il appelle la Commission de r&#233;pression de l'enrichissement illicite (CREI) &#224; &#233;tendre ses investigations notamment, dans le domaine religieux. Une piste, qui n'est jamais int&#233;gr&#233;e dans le (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.sen24heures.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2081-9e45d.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='113' class='spip_logos' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Non &#224; l'argent sale et les biens illicites dans les comptes de deniers de Le Cercle des Soufis en conclave &#224; Touba, a dans ses conclusions invit&#233; l'Etat, &#224; aller plus loin dans sa ferme volont&#233; de traquer les d&#233;tenteurs de biens mal acquis, et de recouvrer les deniers d&#233;tourn&#233;s des caisses de l'Etat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et, il appelle la Commission de r&#233;pression de l'enrichissement illicite (CREI) &#224; &#233;tendre ses investigations notamment, dans le domaine religieux. Une piste, qui n'est jamais int&#233;gr&#233;e dans le champ d'exploration et de recherche des grands d&#233;linquants &#233;conomiques de notre pays. Et pourtant, c'est un des nids et refuges s&#233;curis&#233;s de la destination de biens mal acquis et de l'argent blanchi. Le Cercle des Soufis ne peut accepter voire tol&#233;rer que, l'argent illicite, soit blanchi dans les comptes de deniers de culte et de surcroit, dans la ville de Touba. C'est totalement contraire &#224; l'esprit de l'islam et de Cheikh A. Bamba qui prohibe tout bien illicite et interdit d'y toucher quelle que soit la raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous ce rapport, le Cercle exhorte l'Etat &#224; ne point c&#233;der devant de pr&#233;tendues menaces mystiques, qui n'est qu'un stratag&#232;me et une m&#233;thode de certains marabouts politiciens, qui visent &#224; impressionner la d&#233;cision du Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#224; faire la lumi&#232;re sur les dossiers n&#233;buleux de l'enrichissement illicite te des biens mal acquis. Tout cela, dans le but d'infl&#233;chir sa d&#233;termination, d'aller au fin fond de ces scandales, qui se nouent malheureusement dans un milieu tabou, parce qu'insoup&#231;onn&#233; et inattendu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, beaucoup de marabouts participent &#224; des complots dolosifs, contre la bonne marche des audits, rien que pour des raisons de cupidit&#233;. Ils mettent ainsi sous le pied, tout l'enseignement du Coran et de la Souna du Proph&#232;te, pour des raisons obscures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Soufis expriment leurs profondes indignations, face aux propos du procureur de la Crei qui ne semble pas s'int&#233;resser &#224; une certaine cat&#233;gorie de d&#233;linquants et receleurs. Alors que dans de pareils cas, et pour de telles op&#233;rations de salubrit&#233; publique, il ne saurait et ne devrait y avoir, d'aucun cas d'exception. Nous sommes ici, devant un cas qui concerne les deniers publics, de toute une communaut&#233; nationale, que nul n'a le droit &#224; lui tout seul, de s'en accaparer &#233;go&#239;stement. Dans cet ordre d'id&#233;e, nous invitons le procureur &#224; examiner et prendre connaissance de cette jurisprudence musulmane. Lorsque Aboul Ala El-Maari (973-1057) un grand po&#232;te connu pour sa virtuosit&#233; et le pessimisme de sa vision du monde, s'interrogea sur le pourquoi on coupe la main humaine qui vole un quart de dinar, alors que l'on d&#233;dommagerait, la m&#234;me main humaine en cas d'accident &#224; 500 cinq cent dinars ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Un autre jurisconsulte le r&#233;torqua, une belle repartie selon laquelle : l'honneur de droiture et de l'int&#233;grit&#233;, a rendu valeureux la main humaine. Et que la bassesse de la trahison et du vol l'a avilie. Ensuite, le Cercle d&#233;plore le fait que, nos guides religieux, ont une posture relevant plus du style que de l'objectivit&#233;, dans l'accomplissement de leur fonction de guide religieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup d'entre eux, sont parfois de m&#232;che par corruption, avec les organisations de d&#233;fense des droits humains, pour vendre leur indulgence religieuse par rapport &#224; la question de la validation de l'union contre nature. C'est la raison pour laquelle, nombreux sont, les chefs religieux qui ne s'aventurent pas &#224; d&#233;noncer publiquement, comme le font les archev&#234;ques de France, ce qui est convenu d'appeler les tentatives de reconfiguration des normes de la r&#233;alit&#233; sexu&#233;es, de l'existence humaine. N'en d&#233;plaise aux gesticulations de certains droits-de-l'hommistes aux petits pieds Rastignac, pour leur aura international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Serigne Fallou Dieng&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maitre soufi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> LE COMIT&#201; CONTRE LA TORTURE ENTAME L'EXAMEN DU RAPPORT DU S&#201;N&#201;GAL : Les cas de Kambel Dieng et Malick B&#226; au menu</title>
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		<dc:date>2012-11-07T15:20:30Z</dc:date>
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		<description>Le Comit&#233; contre la torture a entam&#233;, ce matin, l'examen du rapport du S&#233;n&#233;gal sur l'application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&#233;gradants. Pr&#233;sentant le rapport du S&#233;n&#233;gal, son Repr&#233;sentant permanent &#224; Gen&#232;ve, M. Fode Seck, a notamment indiqu&#233; que le Code p&#233;nal s&#233;n&#233;galais s'inspire de l'article premier de la Convention et retient une d&#233;finition large de la torture. Il a par ailleurs r&#233;affirm&#233; la ferme volont&#233; du S&#233;n&#233;gal de mettre en &#339;uvre ses (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.sen24heures.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2080-b94fc.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Comit&#233; contre la torture a entam&#233;, ce matin, l'examen du rapport du S&#233;n&#233;gal sur l'application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&#233;gradants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sentant le rapport du S&#233;n&#233;gal, son Repr&#233;sentant permanent &#224; Gen&#232;ve, M. Fode Seck, a notamment indiqu&#233; que le Code p&#233;nal s&#233;n&#233;galais s'inspire de l'article premier de la Convention et retient une d&#233;finition large de la torture. Il a par ailleurs r&#233;affirm&#233; la ferme volont&#233; du S&#233;n&#233;gal de mettre en &#339;uvre ses engagements internationaux, notamment &#224; travers sa d&#233;cision de poursuivre les auteurs de crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990 en adoptant les mesures l&#233;gislatives n&#233;cessaires pour l'&#233;tablissement de sa comp&#233;tence &#224; cet &#233;gard. Le S&#233;n&#233;gal vient de signer avec l'Union africaine l'Accord portant cr&#233;ation des chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions s&#233;n&#233;galaises, qui entameront bient&#244;t leurs activit&#233;s en vue de juger les personnes qui seraient impliqu&#233;es dans la commission, au Tchad, des crimes internationaux vis&#233;s. Des mesures ont en outre &#233;t&#233; prises pour assurer le financement du proc&#232;s de l'ancien Pr&#233;sident tchadien Hiss&#232;ne Habr&#233;. M. Seck a par ailleurs attir&#233; l'attention sur la mise en place, par une loi de 2009, de l'Observateur national des lieux de privation de libert&#233; en application des dispositions du Protocole facultatif &#224; la Convention, ratifi&#233; par le S&#233;n&#233;gal en octobre 2006. La peine de mort a &#233;t&#233; abolie au S&#233;n&#233;gal en 2004, apr&#232;s une longue pratique d'abolition de facto, a fait valoir le chef de la d&#233;l&#233;gation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation s&#233;n&#233;galaise &#233;tait &#233;galement compos&#233;e de repr&#233;sentants du Minist&#232;re de la justice ; du Minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res ; du Minist&#232;re des forces arm&#233;es ; du Minist&#232;re de la femme, de l'enfant et de l'entrepreneuriat f&#233;minin et de la Direction de la police de l'air et des fronti&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapporteur du Comit&#233; pour l'examen du rapport du S&#233;n&#233;gal, M. Fernando Mari&#241;o Men&#233;ndez, a notamment relev&#233; que l'acc&#232;s &#224; un avocat ne serait assur&#233; qu'apr&#232;s 48 heures de garde &#224; vue, et davantage en cas de d&#233;lit contre la s&#233;curit&#233; de l'&#201;tat. Depuis 2000, s'est en outre inqui&#233;t&#233; le rapporteur, le S&#233;n&#233;gal semble avoir fr&#233;quemment recours &#224; des lois d'amnistie, y compris pour des actes de torture. Le corapporteur, M. Claudio Grossman, comme d'autres membres du Comit&#233;, s'est inqui&#233;t&#233; que pour un pays de onze millions d'habitants, le S&#233;n&#233;gal ne comptait en 2010 que 350 avocats au p&#233;nal, tous bas&#233;s &#224; Dakar. Il s'est enquis de la situation des talib&#233;s, rappelant que certaines &#233;coles coraniques exploitent ces enfants &#224; des fins lucratives en les envoyant travailler dans les champs ou mendier dans les rues. D'autres membres du Comit&#233; se sont inqui&#233;t&#233;s, en particulier, de la situation d'un grand nombre de migrants sans papiers venus de pays limitrophes, en particulier des Maliens ; ou encore de la situation dans les prisons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Comit&#233; entendra demain apr&#232;s-midi, &#224; 15 heures, les r&#233;ponses de la d&#233;l&#233;gation s&#233;n&#233;galaise aux questions des experts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet apr&#232;s-midi, &#224; 15 heures, le Comit&#233; doit entendre les r&#233;ponses de la d&#233;l&#233;gation du Qatar aux questions qui lui ont &#233;t&#233; pos&#233;es hier matin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;sentation du rapport&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sentant le rapport du S&#233;n&#233;gal (CAT/C/SEN/3), M. FODE SECK, Repr&#233;sentant permanent du S&#233;n&#233;gal aupr&#232;s des Nations Unies &#224; Gen&#232;ve, a indiqu&#233; que, par la loi 96-15 du 28 ao&#251;t 1996, le S&#233;n&#233;gal a entendu mettre en &#339;uvre la Convention contre la torture &#224; travers l'insertion, dans son Code p&#233;nal, de l'article 295-1, inspir&#233; de l'article premier de ladite Convention et qui retient une large acception de la torture. Au-del&#224; de la Convention, ratifi&#233;e par le S&#233;n&#233;gal le 26 ao&#251;t 1986, l'adoption de nouvelles dispositions du Code p&#233;nal et du Code de proc&#233;dure p&#233;nale relativement aux crimes vis&#233;s par le Statut de Rome de la Cour p&#233;nale internationale a contribu&#233; &#224; renforcer le cadre g&#233;n&#233;ral de promotion et de protection des droits de l'homme au S&#233;n&#233;gal, a-t-il poursuivi. Ces mesures, non exhaustives, s'ajoutent &#224; d'autres, qui touchent notamment le r&#233;am&#233;nagement de la garde &#224; vue dans le sens d'un assouplissement au profit d'une meilleure protection des droits du pr&#233;venu, a ajout&#233; le Repr&#233;sentant permanent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, a soulign&#233; M. Seck, le S&#233;n&#233;gal vient de r&#233;ussir, le 25 mars 2012, une deuxi&#232;me alternance politique en une d&#233;cennie et une troisi&#232;me succession pacifique &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat, avec l'&#233;lection de Macky Sall comme Pr&#233;sident de la R&#233;publique. Cette &#233;lection, salu&#233;e par la communaut&#233; internationale, a encore illustr&#233; la maturit&#233; du peuple s&#233;n&#233;galais et son attachement &#224; la d&#233;mocratie, en d&#233;pit des actes de violence qui ont &#233;maill&#233; le processus &#233;lectoral, a poursuivi le Repr&#233;sentant permanent. &#171; Le caract&#232;re ponctuel et inhabituel de ces actes de violence, soulign&#233; par tous les observateurs politiques, n'a pas emp&#234;ch&#233; les nouvelles autorit&#233;s, d&#232;s leur prise de fonction, d'ouvrir les enqu&#234;tes n&#233;cessaires pour situer les responsabilit&#233;s &#187;, a d&#233;clar&#233; M. Seck. Les proc&#233;dures sont en cours et font pr&#233;sentement l'objet de traitement impartial de la part des autorit&#233;s judiciaires comp&#233;tentes, en conformit&#233; avec l'engagement du S&#233;n&#233;gal, premier &#201;tat au monde &#224; avoir ratifi&#233;, le 1er f&#233;vrier 1999, le Statut de Rome de la Cour p&#233;nale internationale, &#224; lutter contre toutes formes d'impunit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; C'est le lieu ici de r&#233;affirmer la ferme volont&#233; du S&#233;n&#233;gal de mettre en &#339;uvre ses engagements internationaux &#224; travers sa d&#233;cision de poursuivre les auteurs de crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990 &#187;, a poursuivi M. Seck. &#171; C'est ainsi que le S&#233;n&#233;gal a adopt&#233; toutes les mesures l&#233;gislatives n&#233;cessaires pour l'&#233;tablissement, &#224; cet &#233;gard, de sa comp&#233;tence &#187;, a-t-il indiqu&#233;. Pour parachever un tel processus, le S&#233;n&#233;gal vient de signer avec l'Union africaine, le 22 ao&#251;t 2012, l'Accord portant cr&#233;ation des chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions s&#233;n&#233;galaises. Lesdites chambres entameront bient&#244;t leurs activit&#233;s en vue de juger, avec toutes les garanties de proc&#232;s juste et &#233;quitable, les personnes qui seraient impliqu&#233;es dans la commission, au Tchad, des crimes internationaux vis&#233;s, a pr&#233;cis&#233; M. Seck. Le budget du proc&#232;s vient d'&#234;tre adopt&#233; par l'Union africaine, le S&#233;n&#233;gal et la communaut&#233; des bailleurs. &#171; &#192; ce budget, s'ajoute un projet de modalit&#233;s de mise en place et de gestion du Fonds pour le financement du proc&#232;s de M. Habr&#233; &#187;, a soulign&#233; le Repr&#233;sentant permanent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'agissant des lieux de privation de libert&#233;, M. Seck a attir&#233; l'attention sur la mise en place, par une loi de 2009, de l'Observateur national des lieux de privation de libert&#233;, autorit&#233; administrative ind&#233;pendante, en application des dispositions du Protocole facultatif &#224; la Convention, ratifi&#233; par le S&#233;n&#233;gal en octobre 2006. L'Observateur national se pr&#233;pare &#224; recevoir une mission du Sous-Comit&#233; pour la pr&#233;vention de la torture au cours de la visite qu'il effectuera au S&#233;n&#233;gal en d&#233;cembre prochain. Des efforts continuent d'&#234;tre accomplis &#224; l'effet de d&#233;sengorger certaines prisons, auxquelles s'ajoutent des mesures de substitution &#224; la peine privative de libert&#233;, telles que le sursis, la probation, la lib&#233;ration conditionnelle, la gr&#226;ce pr&#233;sidentielle, les permissions de sortie, les placements &#224; l'ext&#233;rieur et les travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau judiciaire, il incombe de souligner que la r&#233;pression des actes de torture est effective et que l'am&#233;nagement des voies de recours permet &#224; tout individu de saisir les tribunaux pour les cas de torture, a fait valoir l'ambassadeur s&#233;n&#233;galais. Quant &#224; la d&#233;tention et la garde &#224; vue, elles sont minutieusement r&#233;glement&#233;es et plac&#233;es soit sous la surveillance du Procureur, soit sous celle du magistrat instructeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne la r&#233;paration des pr&#233;judices subis par les victimes de torture, les auteurs pr&#233;sum&#233;s, reconnus coupables, sont condamn&#233;s &#224; des peines p&#233;cuniaires, de m&#234;me que l'&#201;tat peut &#234;tre attrait devant les juridictions pour d&#233;faillance de ses services publics, a en outre expliqu&#233; M. Seck. Dans le m&#234;me sens, il est cr&#233;&#233; au niveau de la Cour supr&#234;me une Commission juridictionnelle charg&#233;e de statuer sur les demandes d'indemnit&#233;s pr&#233;sent&#233;es par les personnes ayant fait l'objet d'une d&#233;cision de d&#233;tention provisoire et qui ont b&#233;n&#233;fici&#233;, par la suite, d'une d&#233;cision d&#233;finitive de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ambassadeur a rappel&#233; l'abolition de la peine de mort au S&#233;n&#233;gal par la loi du 10 d&#233;cembre 2004, apr&#232;s une tr&#232;s longue pratique d'abolition de facto. Il a en outre attir&#233; l'attention sur l'adoption de la Loi du 10 mai 2005 par laquelle le S&#233;n&#233;gal s'est dot&#233; d'un cadre r&#233;pressif, renforc&#233; plus tard par une Cellule de lutte contre la traite de personnes, &#224; l'effet de prot&#233;ger les victimes d'exploitation &#224; des fins &#233;conomiques ou autres, notamment les jeunes apprenants des &#233;coles coraniques &#8211; dont une partie non n&#233;gligeable provient des pays limitrophes. M. Seck a &#233;galement indiqu&#233; que les &#233;coles coraniques se modernisent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal a ratifi&#233; la Convention relative aux droits des personnes handicap&#233;es et son Protocole facultatif ainsi que la Convention sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&#233;es. Enfin, M. Seck a insist&#233; sur le renforcement de la lutte contre les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines, qui a permis d'atteindre un taux important d'abandon de cette pratique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Questions et observations des membres du Comit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. FERNANDO MARI&#209;O MEN&#201;NDEZ, rapporteur du Comit&#233; pour l'examen du rapport du S&#233;n&#233;gal, a rappel&#233; que le S&#233;n&#233;gal n'a pr&#233;sent&#233; aucun rapport au Comit&#233; depuis 1996 ; ce retard est assez surprenant venant d'un pays assez avant-gardiste dans certains domaines, comme en t&#233;moigne l'abolition de la peine de mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;finition de la torture telle qu'&#233;nonc&#233;e dans le Code p&#233;nal de 1996 est r&#233;dig&#233;e de mani&#232;re assez concise, a poursuivi M. Mari&#241;o Men&#233;ndez, relevant qu'il incombe aux tribunaux d'appliquer cette d&#233;finition. La Convention exige des garanties permettant de pr&#233;venir la commission d'actes de torture ; il est ainsi pr&#233;vu que les personnes priv&#233;es de libert&#233; puissent b&#233;n&#233;ficier d'une aide juridictionnelle, celle d'un avocat mais aussi celle d'un m&#233;decin, d&#232;s les toutes premi&#232;res &#233;tapes de la p&#233;riode de d&#233;tention. Le rapporteur a d&#233;clar&#233; qu'il n'&#233;tait pas certain que ces garanties juridictionnelles soient d&#251;ment appliqu&#233;es au S&#233;n&#233;gal. Il semble en effet que l'acc&#232;s &#224; un avocat ne soit assur&#233; qu'apr&#232;s 48 heures de garde &#224; vue et que la garde &#224; vue sans acc&#232;s &#224; un avocat puisse &#234;tre prorog&#233;e en cas de d&#233;lit contre la s&#233;curit&#233; de l'&#201;tat. Existe-t-il un enregistrement audio ou vid&#233;o des interrogatoires des pr&#233;venus, a par ailleurs demand&#233; M. Mari&#241;o Men&#233;ndez ? Il a aussi voulu savoir si la d&#233;tention pr&#233;ventive peut-elle &#234;tre prorog&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#232;res s&#233;n&#233;galaises peuvent-elles transmettre leur nationalit&#233; &#224; leurs enfants n&#233;s sur le territoire s&#233;n&#233;galais, a par ailleurs demand&#233; le rapporteur, qui a &#233;galement voulu savoir si tous les enfants n&#233;s au S&#233;n&#233;gal sont enregistr&#233;s &#224; l'&#233;tat civil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Mari&#241;o Men&#233;ndez a par ailleurs souhait&#233; savoir quelles mesures ont &#233;t&#233; prises par les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises pour lutter contre la traite de personnes. Il s'est en outre dit pr&#233;occup&#233; par l'emploi de petites filles comme domestiques dans des familles o&#249; elles pourraient &#234;tre victimes de mauvais traitements. Existe-il au S&#233;n&#233;gal une entit&#233; permettant de veiller &#224; ce que les enfants ne soient pas soumis aux pires formes de travail des enfants, a &#233;galement demand&#233; le rapporteur ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le mariage forc&#233; est interdit au S&#233;n&#233;gal, aucune statistique n'est disponible sur la question, a d&#233;plor&#233; M. Mari&#241;o Men&#233;ndez, qi a encourag&#233; les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises &#224; entreprendre une &#233;tude plus scrupuleuse de la situation &#224; cet &#233;gard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'homosexualit&#233;, dans sa pratique publique, semble &#234;tre &#233;rig&#233;e en infraction, s'est par ailleurs inqui&#233;t&#233; le rapporteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'emprisonnement pour dette est-il possible au S&#233;n&#233;gal, a en outre demand&#233; le rapporteur ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'agissant de l'application de lois d'amnistie pour des d&#233;lits commis durant un conflit, le rapporteur a relev&#233; que le S&#233;n&#233;gal affirme que les lois d'amnistie ne sauraient s'appliquer &#224; des actes de torture ; or, depuis 2000, le S&#233;n&#233;gal semble avoir fr&#233;quemment recours &#224; des lois d'amnistie, y compris pour des actes de torture, a affirm&#233; M. Mari&#241;o Men&#233;ndez.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'affaire Hiss&#232;ne Habr&#233; va-t-elle aboutir &#224; une issue positive, a enfin demand&#233; le rapporteur ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. CLAUDIO GROSSMAN, corapporteur du Comit&#233; pour l'examen du rapport s&#233;n&#233;galais, a rappel&#233; que le 13 d&#233;cembre 2004, le Parlement s&#233;n&#233;galais a aboli &#224; la peine de mort et accept&#233; la commutation de la peine de mort prononc&#233;e contre quatre personnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Grossman a souhait&#233; savoir si une condamnation avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; prononc&#233;e au S&#233;n&#233;gal pour la pratique de mutilations g&#233;nitales f&#233;minines. Il a &#233;galement voulu savoir si le pays recueille des statistiques concernant la violence faite aux femmes. La l&#233;gislation adopt&#233;e en mati&#232;re de lutte contre les mariages pr&#233;coces a-t-elle permis de juguler ce probl&#232;me ; quelle est la tendance dans ce domaine, a &#233;galement demand&#233; le corapporteur ? Les statistiques et les informations font &#233;galement cruellement d&#233;faut en ce qui concerne la traite de personnes, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour un pays de onze millions d'habitants, le S&#233;n&#233;gal ne comptait en 2010 que 350 avocats au p&#233;nal, tous bas&#233;s &#224; Dakar, s'est en outre inqui&#233;t&#233; M. Grossman. Faisant part de ses pr&#233;occupations s'agissant de la lenteur de la justice au S&#233;n&#233;gal, il a fait observer que d'apr&#232;s certaines informations, il peut s'&#233;couler de 3 &#224; 7 ans entre une inculpation et un jugement, alors qu'en vertu de la l&#233;gislation applicable, la d&#233;tention pr&#233;ventive ne doit pas d&#233;passer six mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble par ailleurs que la loi n'exclue pas explicitement la non-recevabilit&#233; d'aveux obtenus sous la torture et que cela soit laiss&#233; &#224; la discr&#233;tion du juge qui appr&#233;cie au cas par cas, a d'autre part soulign&#233; M. Grossman. Or, l'extorsion d'aveux sous la torture doit &#234;tre express&#233;ment d&#233;clar&#233;e ill&#233;gale, a-t-il rappel&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'agissant de la situation des talib&#233;s, le corapporteur a relev&#233; que des &#233;coles coraniques exploitent ces enfants &#224; des fins lucratives en les envoyant travailler dans les champs ou mendier dans les rues. Dans ce contexte, des sanctions ont-elles &#233;t&#233; prononc&#233;es, y compris au p&#233;nal, contre des personnes exploitant ainsi ces enfants ? De m&#234;me, des condamnations ont-elles &#233;t&#233; prononc&#233;es dans des affaires de violences sexuelles &#224; l'encontre de jeunes filles employ&#233;es comme domestiques ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Grossman s'est inqui&#233;t&#233; de la situation s'agissant de l'interdiction des ch&#226;timents corporels, observant que selon le Code de la famille, de tels ch&#226;timents peuvent &#234;tre inflig&#233;s au sein de la famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre membre du Comit&#233; a relev&#233; que le Code p&#233;nal s&#233;n&#233;galais stipule que l'ordre d'un sup&#233;rieur ne pourra &#234;tre invoqu&#233; pour justifier la pratique de la torture ; mais de quelle proc&#233;dure, de quelle voie de recours un subordonn&#233; dispose-t-il pour refuser un ordre impliquant le recours &#224; la torture ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'isolement dans des cellules disciplinaires peut-il &#234;tre appliqu&#233; pour infraction aux r&#232;gles internes d'une prison, a par ailleurs demand&#233; l'expert ? Il s'est en outre enquis des statistiques relatives aux suicides dans les lieux de d&#233;tention du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Comit&#233; a &#233;t&#233; inform&#233; que tout est en place pour le lancement du proc&#232;s de Hiss&#232;ne Habr&#233;, a poursuivi cet expert ; mais des dates ont-elles &#233;t&#233; fix&#233;es pour ce proc&#232;s et cela signifie-t-il que la demande d'extradition de la Belgique est totalement rejet&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Observateur national des lieux de privation de libert&#233; dispose-t-il de pouvoirs d'enqu&#234;te, a demand&#233; un autre expert ? Selon certaines informations, aucune prison n'aurait &#233;t&#233; construite au S&#233;n&#233;gal depuis une cinquantaine d'ann&#233;es, s'est inqui&#233;t&#233;e une experte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir relev&#233; que la Loi contre les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines, qui date de 1999, a &#233;t&#233; renforc&#233;e en 2011, une experte a demand&#233; des pr&#233;cisions quant au respect de l'interdiction de ces pratiques sur l'ensemble du territoire national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs membres du Comit&#233; se sont inqui&#233;t&#233;s du grand nombre de migrants venus de pays limitrophes, en particulier maliens, qui ne disposeraient pas de papiers au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La p&#233;nurie d'avocats au p&#233;nal a &#233;t&#233; soulign&#233;e par plusieurs membres du Comit&#233;. Il a par ailleurs &#233;t&#233; rappel&#233; que le S&#233;n&#233;gal pr&#233;sente le pr&#233;sent rapport avec un important retard de plus de 15 ans. La d&#233;l&#233;gation a &#233;t&#233; pri&#233;e d'expliquer les raisons de ce retard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source:site officiel des Nations-Unies&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La journ&#233;e du 22 Octobre : incivisme caract&#233;ris&#233; inacceptable, qui frise barbarie et absence manifeste de l'autorit&#233; de l'Etat.</title>
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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tout d'abord, le ministre de l'int&#233;rieur devrait d&#233;missionner imm&#233;diatement de lui-m&#234;me, sinon, il devrait l'&#234;tre par le Premier ministre sur instruction du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, car, sa responsabilit&#233; dans ces actes de vandalisme est totalement manifeste. On devrait dire plut&#244;t son irresponsabilit&#233;, eu &#233;gard &#224; sa d&#233;claration incongrue sur les ondes de la RTS, qui refl&#232;te tout &#224; fait, qu'il n'est pas &#224; la hauteur des responsabilit&#233;s qui lui sont confi&#233;es et qui consistent &#224; assurer la sauvegarde des biens publics et priv&#233;s, ainsi que de l'int&#233;grit&#233; physique des personnes dans tout le pays. Unanimement, les S&#233;n&#233;galais ont fait le constat avec effroi, en cette journ&#233;e folle du lundi 22 Octobre 2012, de la l&#233;g&#232;ret&#233; avec laquelle, le ministre de l'int&#233;rieur et au-del&#224; de lui, tout le Gouvernement, ont trait&#233; ces actes de vandalisme et de banditisme inqualifiables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des individus qui, pour le plaisir ou exiger la lib&#233;ration de leur &#171; marabout &#187;, saccagent et d&#233;truisent tout sur leur passage, gratuitement et de mani&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;e, tels des chiens enrag&#233;s, ne devraient pas &#233;chapper &#224; des sanctions s&#233;v&#232;res &#224; leur encontre. En cette journ&#233;e, les thiantacounes et leurs acolytes ont prouv&#233; et d&#233;montr&#233; que l'Etat n'existait pas ou alors, avait fui compl&#232;tement ses responsabilit&#233;s, ce qui est extr&#234;mement grave pour un pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est du jamais vu ! Et c'est inacceptable dans un pays o&#249; il existe des forces de l'ordre suffisamment form&#233;es et bien &#233;quip&#233;es pour le maintien de l'ordre, avec des moyens d'information tr&#232;s sophistiqu&#233;s qui leur permettent de savoir &#224; tout moment, les coups tordus qui se pr&#233;parent contre la R&#233;publique ! C'est une d&#233;mission inacceptable des forces de s&#233;curit&#233;, d'avoir d'assist&#233; impuissantes &#224; des actes de vandalisme inqualifiables et indiscutables, sans la moindre r&#233;action appropri&#233;e et &#224; temps. Et &#224; la limite, c'est une honte pour le professionnalisme, dont elles sont cr&#233;dit&#233;es dans le pays et &#224; l'&#233;tranger. Dans un tel cas de figure, il est m&#234;me admis, que le chef de la s&#233;curit&#233; publique d&#233;sob&#233;isse &#224; l'autorit&#233; sup&#233;rieure, qui est incapable de mesurer &#224; sa juste valeur le danger imminent qui guettait les populations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est d'autant plus inadmissible, qu'aujourd'hui, o&#249; il est tr&#232;s facile pour ne pas dire, que c'est de l'eau &#224; boire, d'identifier et d'arr&#234;ter tous les coupables qui ont particip&#233; &#224; ces actes de banditisme caract&#233;ris&#233;, ce qu'ils sont d'ailleurs en r&#233;alit&#233;. Et gr&#226;ce aux vid&#233;os qui circulent sur le net, au cas o&#249; la police n'aurait pas &#233;t&#233; capable elle-m&#234;me ou en tout cas pas &#233;t&#233; assez vigilante pour proc&#233;der &#224; ce travail des renseignements g&#233;n&#233;raux, on pourrait les alpaguer tous. Le saccage gratuit des biens publics et priv&#233;s, les vols op&#233;r&#233;s en plus de tout cela, de ces houliganes, montrent parfaitement que nous avons en face, des individus tr&#232;s dangereux et asociaux, &#224; l'image de leur guide, qui tue ou fait, tuer de paisibles et innocents citoyens. Pour une telle cat&#233;gorie d'individus, il faut appliquer n&#233;cessairement la loi dans sa rigueur enti&#232;re et sans faiblesse, car, de tels gens, sont des criminels en puissance, qui sont de loin plus nuisibles et dangereux que les homosexuels qui ne constituent aucun danger r&#233;el pour la population, si ce n'est que pour eux-m&#234;mes et qui occupent en ce moment le devant de l'actualit&#233;. Au moment o&#249; les thiantacounes capables de tuer sans h&#233;sitations des citoyens innocents, qui ne leur ont rien fait, agissent en toute impunit&#233; &#224; visage d&#233;couvert, en plein jour et centre ville. Ce sont des illumin&#233;s qui ne sont pas ma&#238;tres de leurs actes, ils sont des robots qui ob&#233;issent les yeux ferm&#233; &#224; leur gourou, et c'est cela le grave danger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cas pr&#233;sent, l'Etat du S&#233;n&#233;gal doit prendre toutes ses responsabilit&#233;s dans sa pl&#233;nitude enti&#232;re, pour punir de tels actes, que rien ne saurait justifier, surtout, dans le cas de B&#233;thioThioune, qui est actuellement dans les liens de la justice jusqu'&#224; plus ample inform&#233;s. Et si ce cas de vandalisme, d'incivisme caract&#233;ris&#233; et de banditisme volontaire ne recevait pas la sanction qui &#233;quivaut &#224; la taille de sa gravit&#233;, cela signifierait tout simplement, que l'impunit&#233; demeure encore et met en danger les paisibles populations, et la paix civile dans notre pays. Le ministre de l'int&#233;rieur, qui a emp&#234;ch&#233; la police de r&#233;agir conform&#233;ment &#224; la loi, est irresponsable et loin d'&#234;tre &#224; la hauteur des responsabilit&#233;s qui lui sont confi&#233;es. Il doit d&#233;missionner imm&#233;diatement ou alors &#234;tre d&#233;mis tout simplement de ses fonctions car, il a failli &#224; un devoir r&#233;galien de l'Etat, d'assurer en toutes circonstances la protection des biens et des personnes en danger. *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son attitude est assimilable &#224; une trahison, parce que sans doute, &#233;tant donn&#233; que quelques-uns de ses enfants sont parmi ceux-l&#224; et m&#234;me seraient des responsables, il a d&#251; agir de la sorte pour sauver les autres et du coup sauver en m&#234;me temps les siens. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique, est tenu dans le cas d'esp&#232;ce, de sanctionner son ministre de l'int&#233;rieur pour avoir manqu&#233; de son devoir par l&#233;g&#232;ret&#233;. Et quel que soit le degr&#233; de leurs rapports, il doit &#224; titre d'exemple le sanctionner s&#233;v&#232;rement, pour que les autres en tirent la le&#231;on qu'il faut et sachent qu'on n'est pas ministre de la R&#233;publique pour rien. Et que tous les responsables au plus haut niveau de l'Etat, sachent dor&#233;navant, que la R&#233;publique, passe avant la famille, les sentiments et les amiti&#233;s. Egalement, le pr&#233;sident de la R&#233;publique doit r&#233;affirmer par des mesures idoines et &#233;nergiques que nous sommes tous des citoyens s&#233;n&#233;galais, &#233;gaux devant de la loi. Ceci, pour faire comprendre une bonne fois pour toute, &#224; ceux qui veulent dans la R&#233;publique du S&#233;n&#233;gal, cat&#233;goriser les S&#233;n&#233;galais en citoyens prime et second, qu'ils se trompaient lourdement et doivent cesser leur r&#234;ve fou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La justice doit s'appliquer &#224; tous, sans aucune distinction de naissance, des responsabilit&#233;s assum&#233;es ou d'un titre ou d'une origine de quelque nature que ce soit. C'est cela, la R&#233;publique et un Etat de droit ! Il est tout &#224; fait exact, que depuis 12 ans, que Me Wade &#233;tait au pouvoir, le vandalisme et l'incivisme avaient d&#233;sert&#233; nos rues, &#233;pargn&#233; nos bus et feux de signalisation. Est-ce que logiquement &#224; dire alors, que ce sont bien les vandales qui &#233;taient depuis 12 ans au pouvoir, qui viennent d'en sortir, pour &#224; nouveau envahir nos rues, saccager les biens publics et priv&#233;s, d&#233;truire les feux et les moyens de transport public, etc. ? C'est une hypoth&#232;se plausible &#224; ne pas &#233;carter. Mais quoi qu'il en soit, l'Etat doit l'obligation d'assurer pleinement la s&#233;curit&#233; des populations dans la l&#233;galit&#233;, sans cruaut&#233; ni violence inutiles, mais fermement et dans tous les cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore une foi de plus, le silence des grands marabouts et guides musulmans devant de tels actes de vandalismes et de violence aveugles qui n'ont &#233;pargn&#233; personne, est tr&#232;s inqui&#233;tant et pose un s&#233;rieux probl&#232;me injustifiable. Est-ce une solidarit&#233; ou une proximit&#233; de corps qui exige ce silence ? Est-ce par peur de f&#226;cher les nombreuses victimes, dont certains sont leurs talib&#233;s qu'ils n'osent pas clamer ou afficher leur soutien tacite voil&#233;, ce que leurs talib&#233;s ne comprendraient ni n'appr&#233;cieraient pas du tout ? Quoi qu'il en soit, le jeu de ces marabouts n'est pas clair et par cons&#233;quent, il n'est pas lisible pour les citoyens que nous sommes. Jusqu'ici, aucune voix autoris&#233;e, venant de ces marabouts et quels qu'ils soient, ne s'est lev&#233;e pour condamner ces actes hautement r&#233;pr&#233;hensibles. N'est ce pas une attitude troublante pour des soi-disant r&#233;gulateurs sociaux ? Voil&#224;, pourquoi nous continuons de pleurer et de regretter la perte &#233;norme par la disparition de l'illustre, Serigne Abdoul Aziz Dabakh.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Osons esp&#233;rer, que le pr&#233;sident de la R&#233;publique rectifiera le tir pendant qu'il est temps, en faisant de sorte, que force puisse rester &#224; la loi. Et quoi qu'il advienne, il agira fermement pour que la R&#233;publique soit sauve et l'Etat de droit sauvegard&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mamadou SENE
Mamadousene1541@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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