La chronique

Soit dit en passant : Le suicide inconscient

Le propre du Sénégalais, c’est de se croire au (...)

Article publié le 28 octobre 2014

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12 ans de gouverance : 12 ans de pillage

Article publié le 15 novembre 2012

CONTRIBUTION

Les 12 ans de règne des libéraux ont été ponctués par une série de scandales. Les uns plus spectaculaires que les autres. Si l’on totalise l’argent de l’ensemble des scandales financiers connus depuis l’avènement de l’alternance en 2000, on atteindra les mille milliards de francs Cfa.

Vous comprendrez en quatorze points pourquoi, le PDS n’est plus un parti aussi fréquentable qu’il l’avait été, dans un passé récent et pourquoi le pape du SOPI déclarait haut et fort d’avoir créé des milliardaires dont son propre fils au même moment où le bas peuple sénégalais luttait tous les jours pour avoir de quoi se nourrir.

LES 13 MILLIARDS DU QATAR

Le dernier scandale financier, c’est Saïf Al Islam, le fils du guide libyen, qui nous l’apprend. Selon lui, Me Wade aurait reçu la bagatelle de treize (13) milliards de francs Cfa du Qatar pour son fils. Pourquoi ? Pour réclamer urbi et orbi, depuis Benghazi, le fief des rebelles libyens, le départ de Kadhafi.

Mais d’autres scandales financiers ont précédé celui-ci. Lors d’un meeting le 22 mai à Ziguinchor, le Premier Souleymane Ndéné Ndiaye affirmait : ‘Pendant presque 10 ans, Landing Savané a reçu de mes mains ou des autres collaborateurs du président de la République, 30 millions de francs Cfa tous les mois, et jamais il n’a partagé cet argent avec ses camarades.’

FESMAN : Plus de 45 milliards de francs Cfa dépensés par la fille et un déficit de 26 milliards

Le 3e Fesman aura été un véritable gouffre financier. Cette manifestation, dont Wade a confié l’organisation à sa fille, aura coûté au trésor public plus de 45 milliards de francs Cfa et engendré un déficit de 26 milliards de francs. Le chef de l’Etat soutenait que le Sénégal n’aurait dépensé de son budget que 5 milliards. Le reste du budget étant supporté par les autres pays. On sait ce qu’il en est advenu.

MONUMENT DE LA RENAISSANCE

Pour le construire, l’Etat du Sénégal a bradé les terres de la zone aéroportuaire. Des terres pourtant estimées à 75 milliards de francs par des spécialistes. Pourtant, dans une brochure remise aux journalistes lors de l’inauguration, l’on pouvait lire que le monument de la renaissance africaine a coûté zéro F Cfa à l’Etat du Sénégal. Qui pour y croire ?

ANOCI : Plus de 205 milliards dépensés par le fils pour l’OCI

Autre gouffre financier, l’Organisation de la conférence islamique (OCI), confiée à l’autre fils Wade, Karim.Dans son livre intitulé Contes et mécomptes de l’ANOCI, le journaliste Abdoulatif Coulibaly affirme que contrairement aux affirmations de ses dirigeants, l’Agence nationale pour l’organisation de conférence islamique (Anoci), n’a pas dépensé 72 milliards de FCfa, pour réaliser les travaux nécessaires à l’accueil du sommet qui a eu lieu en mars 2008 dans la capitale sénégalaise. Elle en a dépensé plus du double. ‘Nous sommes à même de dire que l’ANOCI a dépensé pour l’organisation de la conférence islamique une somme totale de 205 milliards 211 millions de FCfa’, renseigne-t-il. ‘Les 205 milliards 211 millions de FCfa de dépenses effectives et réelles de l’ANOCI comportent un chapitre ou une composante nommée : ‘Aménagement des bureaux du siège de l’ANOCI. Ce poste a englouti la somme de 750 millions de FCfa. Celle-ci a servi à l’aménagement des bureaux du président du Conseil de surveillance, M. Karim Wade, et à l’équipement des bureaux de ses collaborateurs. Ils ont été logés aux 1er, 2e et 3e et 10e étages de l’immeuble Tamaro’, poursuit-il, affirmant que c’est aussi mentir que de tenter de faire croire au peuple que la réalisation des chantiers ouverts à la veille de la Conférence islamique a coûté 101 milliards de FCfa. Selon lui, l’OCI a saigné le Trésor public et a accéléré la crise financière dans laquelle se débat aujourd’hui le Sénégal.

LICENCE SUDATEL : 20 milliards distraits

Si ce n’est pas le fils ou la fille de Wade qui sont impliqués, ce sont les fils de ses amis. Ainsi, lors de la vente de la troisième licence de téléphonie à Sudatel, Abdou Latif Coulibaly affirme que Thierno Ousmane Sy, fils du ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, aurait été impliqué dans le scandale d’une commission qui aurait été versée dans le cadre de la vente de la licence de Sudatel. Se fondant sur une enquête du journaliste, l’entrepreneur Bara Tall avait alors initié une pétition pour réclamer la vérité sur les vingt milliards de francs Cfa. Mais le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, avait déclaré, dans un communiqué, que ‘Sudatel a réglé la totalité du prix de la licence par deux virements sur un compte du Trésorier général du Sénégal à l’Agence nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), pour un montant total de 200 millions de dollars’.

AVION PRÉSIDENTIEL : 28 millions de dollars en l’air

En avril 2007, la Pointe de Sangomar, l’avion de commandement du président de la République est en panne. L’avion présidentiel a été obligé de faire un atterrissage à Palma de Majorque dans les Iles Canaries en Espagne. L’incident s’est passé un samedi dans les airs vers 5 heures du matin. C’est le cockpit de l’appareil qui a eu des problèmes techniques. Il se trouvait dans l’espace aérien espagnol alors que le Président Wade se rendait dans les pays du Golfe. Déjà au lendemain de l’alternance, les moteurs de Sangomar ont été à Perpignan, car disait-on à l’époque qu’ils n’étaient pas dans un meilleur état. D’ailleurs, le président avait affirmé qu’aucun sou du contribuable sénégalais n’a été dépensé pour la réfection de la Pointe de Sangomar.

Mais le journaliste Abdou Latif Coulibaly avait affirmé tout à fait le contraire. Dans son retentissant brûlot ‘Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée ? ’, il affirmait que le ‘montant global et final’ de l’ensemble des opérations de la révision de l’avion s’élève à 28 millions de dollars. Prenant le contre-pied de Wade, le journaliste écrivain a révélé que la ‘facture salée’ a été payée à partir du fonds routier sénégalais. Un montant de 10 milliards de Fcfa aurait été transféré par l’État, explique Latif. Selon lui, cette somme n’a pas fait l’objet d’enregistrement au Secrétariat général du gouvernement, ni publié au journal officiel. Ce qui est considéré comme une violation flagrante des règles de la bonne gouvernance et de la transparence.

Mais quelques années après cet incident voilà Wade qui paie un ancien avion, celui du président français Nicolas Sarkoky vieux de 8 ans à 20,9 milliards de francs Cfa. Il s’agit d’un moyen-courrier A319 CJ entré en service en 2002, d’une capacité d’une trentaine de places.

FONDS TAIWANAIS : La planque chypriote de 7,5 milliards de francs Cfa

En 2006, 15 millions de dollars, soit 7,5 milliards de francs Cfa alloués par la Chine Taiwan à l’Etat du Sénégal ont été détournés et planqués à Chypre. Selon le journal Le Témoin, ce sont 15 millions de dollars Us, soit 7,5 milliards de nos francs ‘destinés à la construction de projets à caractère social dans notre pays’ que Taïwan a décaissés. Une somme qui n’avait pas atterri dans les comptes de l’Etat, jusqu’à la rupture des relations diplomatiques entre le Sénégal et Chine Taïwan. Selon l’hebdomadaire Le Témoin, ‘cet argent s’est retrouvé dans le compte bancaire d’une société créée par Emmanuel Aïm, la Fitem Entreprises Limited’ précisément, ‘ouvert dans les livres de la Société générale de Nicosie, à Chypre’.Ce dernier étant le fils de Pierre Aïm, conseiller spécial du président de la République et propriétaire de la Nouvelle Brasserie devenue ‘Africa investissement Sénégal Brasserie’ gérée par le même Emmanuel Aïm.

Des milliards de francs en surfacturation et en marchés de gré à gré

Mais c’est sans conteste l’affaire dite des Chantiers de Thiès qui fut le premier scandale financier du régime de l’alternance. Dans un discours sur les chantiers de Thiés, le mardi 26 juillet 2005 au Méridien Président, suite à la déclassification du rapport de (IGE) sur les chantiers. Macky Sall, qui a succédé à Idrissa Seck à la primature, se demande comment a-t-on pu passer, sans en informer le président de la République, de l’enveloppe des 20 milliards F Cfa fixée par lui-même, au montant global de 46 217 166 908 francs Cfa. Il en conclut alors à des surfacturations. Se fondant sur ce rapport, il débusque aussi des marchés contractés dans le cadre de cette enveloppe de 46 217 166 908 francs Cfa, par entente directe. ‘Dans leur rapport, les experts ont relevé des surfacturations sur la presque totalité des marchés, c’est-à-dire, des écarts significatifs entre les coûts réels des travaux et les montants facturés à l’Etat. Sur la première phase correspondant aux travaux devant intervenir avant le 4 avril 2004, pour des engagements d’un montant global de 40 618 568 848 FCFA, le coût réel des travaux a été évalué par les experts à 22 633 730 608 FCFA, soit une surfacturation de 17.984.838.241 Fcfa’, disait-il devant les diplomates accrédités au Sénégal. Selon les vérificateurs de l’IGE, ce marché, d’un montant de 14 847 280 358 FCFA, a été conclu de gré à gré et approuvé irrégulièrement, le 3 octobre 2003, par l’ancien Premier ministre, en violation des dispositions du Code des marchés publics et du Règlement général sur la comptabilité publique. (…)

Sur la première phase correspondant aux travaux devant intervenir avant le 4 avril 2004, pour des engagements d’un montant global de 40 618 568 848 F Cfa, le coût réel des travaux a été évalué par les experts à 22 633 730 608 FCFA, soit une surfacturation de 17 984 838 241 F Cfa’, poursuivait-il, expliquant que sur le marché spécifique de 14 847 280 358 FCFA, les experts ont évalué la surfacturation à 8 099 337 207 F Cfa.

AFFAIRE SUGURA : 90 millions en cash

En fin de mission au Sénégal, le représentant du Fmi au Sénégal, pour son départ du pays, s’est fait remettre une mallette contenant 100 000 euros et 50 000 dollars en cash et a voyagé avec jusqu’à Barcelone… Après découverte du contenu du ‘cadeau’, l’ancienne bête noire des autorités avertit sa hiérarchie à Washington. Ordre lui fut intimé de retourner le paquet à l’envoyeur. Ce qui fut fait, via l’ambassadeur du Sénégal à Barcelone. Dans cette énumération des scandales et gouffres financiers qui est très loin d’être exhaustive, nous n’avons pas pris en compte les fameux fonds politiques. Des fonds, dont l’utilisation et la gestion, paraît-il, sont laissés à l’appréciation exclusive du président de la République et peut-être de ses proches, dont un a avoué s’être servi et avoir donné à qui il veut. Récemment, d’ailleurs, le porte-parole du président de la République a cru bon de déclarer que ces fonds ont pu servir à Me Wade pour l’acquisition d’un terrain acheté à plus d’un milliard aux Almadies.

DOSSIER AWA NDIAYE

La gestion de 2008 du ministère de la Famille, de la Solidarité nationale, de l’Entrepreneuriat féminin et de la Micro-finance, dirigée à l’époque par Madame Awa Ndiaye est un indicateur de mesure du mauvais usage des ressources publiques par le régime de Wade. Ce cas aurait pu faire rire s’il n’était pas symptomatique d’un rapport tragiquement prédateur avec les ressources publiques. Loin d’être anecdotique la gestion de Awa Ndiaye à la tête de ce ministère rend compte de la délinquance financière dont sont coupables plusieurs ministres ou directeurs de sociétés sous Wade. Le rapport 2007 de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a révélé des cas monstres de surfacturation dont elle est l’auteur et qui ont coûté au Trésor public plusieurs milliards de Francs Cfa. L’indélicatesse sans limite dans la gestion de l’ex ministre de la Culture et du Cadre de vie avait défrayé la chronique. Un tapis de prière acheté à 15850 Francs Cfa, une cuisinière grand modèle à 2 millions 115 mille Francs Cfa, une cuillère à 37 mille Francs Cfa, un couteau à 42 mille Francs Cfa, une carafe grand model à 47 100 Francs Cfa, une imprimante à 845 mille Francs Cfa, un sac en cuir de luxe estimé à 245 mille Francs Cfa, un ordinateur à 1 million 695 mille Francs Cfa et une clé Usb à 97 mille 500 Francs Cfa. Ces surfacturations avaient à l’époque stupéfié l’opinion dont la demande de sanction n’a pas, jusqu’à l’heure actuelle, été entendue par la justice.

PLAN TAKKAL

Le coût total du plan mis en œuvre pour améliorer la fourniture en électricité des ménages et entreprises est estimé à 650 milliards de Fcfa. Les marchés passés dans le cadre de ce plan conduit par Karim Wade, le fils du chef de l’Etat et ex ministre en charge de l’Energie, ont la particularité d’échapper au champ des marchés publics. C’est justement la soustraction du code des marchés publics de l’acquisition de combustible ainsi que les opérations et la maintenance d’installations destinées à produire de l’énergie électrique qui ont motivé la modification de l’article 3 du code des marchés publics par le décret 2012-01 du 02 janvier 2012 à l’insu de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Modification qui a permis à Karim Wade de passer en l’espace de 6 mois des marchés d’achat de produits pétroliers pour un montant de 115 Milliards F CFA, de gré à gré. Le même procédé (gré à gré) a été utilisé pour le choix de la société sud-coréenne KEPCO pour la réalisation d’une centrale à charbon à Sendou d’une valeur de 300 Milliards de FCFA.

LONASE

D’après les informations rendues publiques par la presse quotidienne, Baïla Wane, ex Dg de la LONASE a déposé ses baluchons à l’APR après le cuisant revers subi par la Pds à la présidentielle 2012. Les contribuables sénégalais veulent bien croire que ce n’est pas lié aux nombreuses casseroles qu’il traîne relativement à sa gestion de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE). Car il faut rappeler que, dans son rapport 2008, l’ARMP avait mis en évidence la récurrence des marchés passés par ententes directes non autorisés pour un montant cumulé chiffré à 4 208 868 852 F CFA. Les auditeurs commis par l’ARMP n’avaient pas manqué de signaler la pratique « systématique » du fractionnement des marchés, la pratique de régularisation des dossiers dont s’était rendu coupable Baïla Wane alors Dg de la LONASE.

L’ampleur des irrégularités, infractions et autres violations du code des marchés publics avait d’ailleurs tellement irrité les auditeurs de la BSC qu’ils ont déclaré n’être pas en mesure de certifier les procédures de passation des différents marchés. Toutefois, en dépit de tous ces manquements Baïla Wane ne sera pas inquiété.

Pis, il récidive avec la création de la Panafricaine des jeux bénéficiaire du contrat de concession signé avec la Loterie nationale sénégalaise (LONASE). Baïla Wane, pourtant Directeur général de la LONASE, s’avère être le mandataire de cette nouvelle structure. Selon des documents juridiques parcourus par La Gazette, la Panafricaine des jeux a le même objet social que la LONASE et comme elle, occupe le même siège social, au 32 Boulevard de la République. Autrement dit, elle est domiciliée dans les locaux de la société nationale d’exploitation des jeux du Sénégal. Le plus curieux est que les administrateurs de la LONASE jurent n’avoir jamais été mis au courant de la création de la Panafricaine des jeux, une nébuleuse qui a dépouillé la LONASE de toutes ses prérogatives.

PORT AUTONOME DE DAKAR

Le Port autonome de Dakar a effectué des achats d’un montant d’un milliard 244 millions de F Cfa sous forme de commande sans appel à la concurrence. Ce marché ne s’est fait que sur la base de lettres de commande. Pis, faisaient remarquer les auditeurs, la non inscription de certains marchés dans le plan de passation 2008 s’agrégeait aux cas de fractionnement sur des marchés. Dans le même temps ; un rapport de la Cour des comptes découvrait un partage indu d’une prime de 100 millions de F Cfa par des cadres après l’attribution du marché du terminal à containers. Dans le sillage, on reprocherait également à l’ancien directeur du Port d’avoir distribuer prébendes et avantages divers sans aucune base légale.

COSEC

Au chapitre des frais médicaux, les auditeurs relèvent que le Port a supporté pour 84 135 013 F Cfa des frais de proches non couverts de ses agents. En outre, Bara Sady aurait accordé, à hauteur de plusieurs centaines de millions, des « subventions » et « dons » à des structures comme Jappal Majap (5 millions) ou autre Dello Njukkel (3 millions), L’ancien Dg du Cosec et ministre conseiller à la Présidence sous Wade avait été, lui aussi, épinglé par un rapport avant même son limogeage. Le document évoquait le salaire de base brut mensuel de Kane Diallo qui s’élèverait à 5 millions de francs Cfa. Qui plus est, le directeur du COSEC coûterait mensuellement plus de 8 millions de francs Cfa. Il bénéficiait en effet d’une « gratification égale à 30% du montant global à verser au personnel, d’une dotation mensuelle de 2 000 litres de carburant, d’une indemnité mensuelle de logement établie à 2 millions de francs Cfa et d’un forfait de participation aux frais d’eau, d’électricité et de téléphone de 2 millions de francs Cfa ». Comme si cela ne suffisait pas, le responsable libéral de Ndioum avait « souscrit une police d’assurance maladie pour un montant de 3,3 millions de francs Cfa à 100% pour lui et sa famille ».

Seulement, pour le cas du Cosec, outre les rapports d’audits 2008 et 2009 de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) a été greffé à la procédure. Le rapport en question épinglait plusieurs décaissements financiers suspects, ainsi que des marchés entourés de la plus grande nébulosité, orchestrés par le directeur et le président du Conseil d’administration Ahmet Fall Braya. Des éléments confortés par les audits successifs de l’ARMP qui ont, entre autres, révélé que l’argent du COSEC a servi à acheter des tissus pour des militants du Parti démocratique sénégalais (PDS).

LE CICES

Le Centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (CICES) est lui entré dans le collimateur de la justice, à la suite de la transmission au parquet d’un rapport d’audit (cabinet Business System consulting Group-2008). Le Cabinet a épinglé des contrats par entente directe non autorisée, pour un montant global estimé à 96.350.870 FCFA. Mais aussi des marchés non-inclus dans le plan de passation des marchés, pour un montant estimé à 17.700.000 FCfa (aménagement parking, désensablement, etc.). A côté, les auditeurs relèvent les informations inexactes de certains procès-verbaux de réception et d’ouverture des plis, le fractionnement des marchés avec des commandes additionnelles quasi-systématiques, la location de groupes électrogènes pour un montant de 13.559.000 F CFA TTC, alors que l’appel d’offres pour l’acquisition des groupes a été déclaré… sans suite par la Commission des Marchés.

La liste des structures et de sociétés éclaboussées par ces rapports d’audits n’est pas exhaustive. Au total, c’est en effet une flopée de directeurs et de responsables libéraux qui sont dans le collimateur de Dame justice. Et surtout sous l’œil du Parquet et du Procureur de la République qui ont aussi, dans la ligne de mire, les gestions problématiques de Christian Salvy à Dakar Dem Dikk, de Mbaye Kébé à l’Agence de Développement municipal), d’Ibrahima Ndiaye à l’Ageroute, d’El Hadj Malick Sarr à l’Anreva ou autre Mathiacco Bessane à l’Anacs.

Aboubakrine Ndiaye aboubakrine.ndiaye@gmail.com

Les réactions à l'article :

  • Le message de DAMS:

    Il s’agit plutôt de 38 ans de pillage y compris les 26 ans d’opposition ou de destruction systématique des biens publics Cet homme a mis à terre le SENEGAL pour les seuls interêts de ses enfants.Ne disait-il pas à IDRISSA SECK dans son bureau à la présidence sitôt après la passation de service avec DIOUF que LEURS SOUCIS FINANCIERS ETAIENT FINIS ? En faisant cet aveu de taille qui illuste TOUT, il ne se doutait pas qu’un jour cet aveu serait rendu publique,car il avait oublié que DIEU était là tout de près de lui pour le compte du peuple SENGALAIS qui venait de lui accorder sa confiance.

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