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Article publié le 28 juillet 2014

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POUR UNE AGRICULTURE MOTEUR DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Article publié le 13 octobre 2012

Dans sa lettre de politique générale le premier ministre, chargé d’appliquer la politique définie par le Président Macky SALL, a fait part de sa volonté de poser les bases d’un développement économique à partir d’une politique agricole performante.

Tous les économistes sérieux sont en phase avec cette volonté affichée du gouvernement du Sénégal. Seulement nous attendons la déclinaison des axes de la politique agricole que le Ministre de l’Agriculture ne manquera pas de rendre publique très prochainement.

Toutefois je me permettrais en tant que cadre de ce pays d’apporter ma modeste contribution dans ce débat crucial pour la pose des fondements même d’un développement économique de notre pays, sous-tendu par une croissance économique forte dont le secteur agricole sera la locomotive.

Autant nous sommes satisfait du texte de Monsieur le Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale, se limitant au niveau des grands axes, autant nous espérons que le Ministre de l’agriculture et tous les autres Ministres du reste iront dans le détail et indiqueront les leviers à partir des quels ils auront à agir, le financement des actions définies.

Monsieur le Premier Ministre a décrit la situation économique comme très préoccupante, des déséquilibres macro économiques très prononcés, un taux de chômage insupportable, un taux de croissance faible et erratique.

Ce sont là les maux, importants certes qui gangrènent notre marche vers le développement, toutefois je suis d’avis qu’il est tout à fait possible de leur apporter des solutions adéquates à partir d’une politique agricole équilibrée , sous-tendue par des mesures vigoureuses. Il s’agira surtout d’opérer à des réallocations budgétaires et de façon efficiente au profit de l’agriculture.

Surtout faire comprendre aux sénégalais que ce sera forcement difficile les premières années, leur tenir le langage de la vérité. L’option du gouvernement de faire porter la croissance par l’agriculture me semble une décision pertinente. La balance commerciale du Sénégal connait un déficit structurel important, à cause entre autre raison , l’importation de denrées de première nécessité, dont le riz occupe une place de choix. Une politique agricole, réglant le problème de la production de riz et sa qualité, permettrait le rééquilibrage de la balance commerciale par la baisse des besoins d’importations en riz.

D’autre part il est prouvé qu’une variété de blé peut bien être produite dans la vallée du fleuve.

Jusqu’ici la croissance économique au Sénégal a été portée par des secteurs autres que celui agricole et cela sans les succès escomptés.

Le niveau de pauvreté est resté très élevé, or le développement est le cadre approprié pour conduire la lutte contre la pauvreté. Le développement économique consiste en un élargissement des possibilités de réussite offertes à ceux qui ont le désir d’échapper à l’équilibre de la pauvreté et à sa culture.

L’industrialisation a été longtemps vue comme une politique permettant de lutter contre la pauvreté.

Il y a du reste, à l’évidence, une grande justesse dans la conception intuitive qui voit dans l’industrialisation un élément décisif de toute offensive contre la pauvreté.

A plusieurs reprises au cours de ces cinquante dernières années, on a fait grief aux efforts de développement économique d’avoir négligé l’agriculture et de s’être indûment concentrés sur l’industrie et les aménagements urbains. Au sein des pays pauvres à l’instar du Sénégal écrit Michael LIPTON, le conflit de classe le plus important n’est pas celui qui appose le capital au travail, ni celui qui appose les intérêts étrangers aux intérêts nationaux. C’est celui qui existe entre classes rurales et classes urbaines. Le secteur rural contient l’essentiel de la misère, ainsi que l’essentiel des sources de progrès potentiel peu couteuses. Le secteur urbain, lui recèle l’essentiel de l’organisation et du pouvoir.

La priorité donnée à l’industrialisation procède d’un sûr instinct. Dans tout développement économique de l’époque moderne elle a constitué le principal recours et la plus réelle chance offerte à ceux qui cherchaient à s’évader de la misère rurale.

Au fait le débat n’est pas de choisir entre l’industrialisation et l’agriculture. Ce dont il s’agit c’est, à partir du constat que nos états n’ont pas les moyens financiers et technologiques pour asseoir les bases du développement sur l’industrialisation, de faire jouer à l’agriculture le rôle de locomotive du développement.

Sur ce point nous sommes parfaitement en phase avec la volonté politique affichée par le Premier Ministre dans la lettre de politique générale. Il s’agira dès lors pour le Ministre de l’Agriculture de baliser l’horizon 2014 en ce qui concerne la politique agricole, en relation avec les organisations paysannes, les organisations internationales intervenant dans l’agriculture, bref tous les acteurs du secteur agricole.

Une fois le cadre macroéconomique défini, il s’agira d’organiser les associations paysannes et de les responsabiliser pour une prise en charge correcte de toute cette politique préalablement définie et mise sur pied. Jusqu’ici beaucoup d’erreurs ont été commises.

On a eu une succession de campagnes agricoles catastrophiques, une politique de semence des plus catastrophiques. Toutefois une tentative de diversification est quand même une expérience à poursuivre, surtout pour chercher à échapper à la tyrannie de l’arachide.

Pari, certes difficile, qu’il est parfaitement possible de tenir tout de même. Seulement, en attendant de trouver des cultures de rente à substituer à l’arachide il est impératif de reposer les bases de développement de cette culture pour retrouver les niveaux de production des années fastes, à savoir atteindre le million de tonnes de production. Pour cela la reconstitution du capital semencier dans les deux ans qui suivent 2012 est un impératif majeur.

Il est évident que tout ce qui est annoncé doit se faire en parfaite adéquation avec la stratégie de croissance accélérée, dont les objectifs sont certes ambitieux, on peut tout de même s’en tenir pour les deux ans qui viennent.

Six mois après l’élection du Président Macky SALL, il est temps qu’on puisse avoir une certaine visibilité en ce qui concerne la politique économique en général et de la politique agricole en particulier. L’expérience des fermes qui permettent une activité agricole pendant toute l’année me semble excellente. Seulement il faut casser avec l’improvisation et les actions isolées, mais plutôt établir un programme réfléchi, qui concerne tout le Sénégal. Ces fermes agricoles en plus de constituer un levier de choix pour conduire la lutte contre la pauvreté, permet de régler le problème de la diversification du fait d’une activité agricole continue pendant toute l’année.

Beaucoup d’actions positives ont souvent été tentées, GOANA, Plan REVA, mise sur pied de fermes agricoles, toutefois tout cela a besoin d’être mis en cohérence et mieux réfléchi, en quelque sorte toutes ces actions isolées ne constituent pas forcément une politique économique et n’offre pas de visibilité pour les acteurs censés évoluer dans le secteur. Or tout investisseur à besoin de visibilité dès lors ce ne sera que dans ces conditions que l’agriculture pourra servir de locomotive au train de la politique économique, surtout si le gouvernement du Sénégal fait les efforts nécessaires pour respecter la convention de Maputo sur l’agriculture, où il est demandé aux états signataires de consacrer 10% de leurs ressources à l’agriculture.

Alors là, l’objectif de faire de l’agriculture le moteur du développement, consigné dans la déclaration de politique générale aura tout son sens.

Ibrahima GUEYE Economiste Membre des Cadre de l’APR Zone A

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