La chronique

Soit dit en passant : Le camp des désarmés

Il y a une dizaine de jours, il s’est passé (...)

Article publié le 16 septembre 2014

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Maintenir vivante la flamme du 25 mars !

Article publié le 5 octobre 2012

L’aube et le crépuscule, sans se confondre, ont tout de même quelques similitudes. Moments d’articulation du jour et de la nuit, ils ont ceci en commun d’être propices aux étrangetés, aux simulacres, aux fantasmagories…

Mais, à l’évidence, l’aube se distingue du crépuscule : l’une est annonciatrice d’un jour nouveau, l’autre des ténèbres et de la nuit. Le Sénégal semble traverser ce moment équivoque que certains ramènent au crépuscule et que d’autres estiment relever de l’aube. Et selon que l’on s’inscrive dans un camp ou dans un autre, la lecture que l’on se donne de la situation économique, politique et sociale du pays change, du tout au tout !

Pour les tenants du pouvoir défait, tapis dans différentes sphères de la vie nationale, il n’y a rien à attendre de Macky Sall et de son régime, rien à espérer de la coalition Bennoo Bokk Yakaar, puisqu’en 6 mois, ils n’ont pas trouvé une solution définitive à la grave crise du système éducatif, réglé définitivement le récurrent problème des délestages de la SENELEC, réduit considérablement les prix des denrées de première nécessité, empêché les inondations, trouvé du travail aux trop nombreux jeunes désœuvrés…

Pour les autres, l’éviction de l’année blanche, les baisses opérées sur le prix de certaines denrées, la suppression en cours de certaines agences et la réduction (malgré tout !) du nombre de membres de l’équipe gouvernementale, la suppression du Sénat, l’engagement souverain du Président de ramener son mandat de sept à cinq ans, l’écoute dont le même Président fait montre vis-à-vis de son peuple, entre autres, autorisent tous les espoirs. Le Parti de l’Indépendance et du Travail, pour sa part, s’inscrit résolument dans ce second camp.

Non point qu’il veuille verser dans un optimisme béat, ne tenant aucun compte de l’ampleur des défis à relever et de la profondeur de la crise dans laquelle le pays est englué. Pas plus parce qu’il serait d’une précipitation suicidaire, au nom de laquelle il estimerait que tout va se faire et tout de suite.

Tout au contraire : si l’espoir est permis, selon le P.I.T, c’est que les moyens existent pour engager le plus grand nombre de sénégalais dans la seule voie réellement porteuse : celle du travail bien fait, de la gestion droite c’est-à-dire vertueuse, celle d’un consensus durable quant aux priorités et les moyens de les atteindre. Car autrement, point de salut. Le bonheur de notre peuple ne peut qu’être le fait de ce même peuple. Il ne relève pas de la seule action d’un homme quel que providentiel qu’il soit.

Ce qui ne signifie pas que le Président Macky Sall, son gouvernement, sa coalition, n’ont pas des responsabilités particulières. Il leur appartient de donner des signaux clairs, en gérant autrement et bien mieux que l’ancien régime les deniers publics, en développant davantage la culture du dialogue avec les différents acteurs de la scène nationale dans leurs divers champs de compétence, en sanctionnant, sans faiblesse coupable ni cruauté inutile, tout manquement de tout agent de la sphère publique, quel que soit son niveau de responsabilité…

Bref, la tâche à abattre est ample : il s’agit de restaurer la République et de faire, méthodiquement, face aux demandes du peuple, sans pourtant confondre vitesse et précipitation. Autrement dit, il faut garder le cap et maintenir vivante la flamme du 25 mars. Ensemble, il faut œuvrer pour l’avènement du nouveau Sénégal dans lequel il ferait bon vivre, non pas pour une minorité de privilégiés, mais pour le plus grand nombre.

Et parce que c’est possible, nous avons, tous, à nous en donner les moyens pour que le moment vécu se transforme en une aube radieuse. Il y va de la responsabilité de chaque sénégalais, de chaque sénégalaise. Un dernier mot : la bataille d’orientation au sein de la Coalition gouvernementale, loin d’appartenir au passé, est bien devant nous. Du reste, il n’est pas exclu qu’il y ait quelques loups dans la bergerie, travaillant, sournoisement, à défaire les liens de la coalition, à écarter le Président de ses soutiens pour « se faire de la place ».

Le comprendre et le contrer, c’est œuvrer au raffermissement de Bennoo Bokk Yakaar, accroître sa cohésion, bref continuer à faire bloc pour réaliser les ruptures salvatrices attendues- avec une impatience somme toute compréhensible- par la majorité des Sénégalais.

Samba Sy chargé de la communication, porte parole du PIT/Sénégal.

Les réactions à l'article :

  • Le message de citoyen:

    Sauvons nos universités publiques du naufrage.

    Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l’enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l’UNESCO. Nos instituions d’enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu’à présent, feignent de ne rien savoir (n’ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

    Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s’évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d’existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l’inaction de l’État.

    En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c’est le début du CHAOS.

    A l’État de faire l’état de la gestion de ceux qu’il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d’étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

    L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d’enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.

    Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je propose des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d’être juge et parti.

    Il n’est jamais trop tard pour bien faire un devoir citoyen.

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