La chronique
PORTRAIT PSYCHOLOGIQUE ET MORAL : Cheikh Tidiane Sy, le dévot nerveux.
Article publié le 25 mars 2011
L'actualité en vidéo
Déclaration de Abdoulaye Wade le 1 avril 2007 sur sa candidature en 2012
Article de Kader Sene publié le 26 août 2010
Le Journalisme, Prophétie des temps modernes
Article publié le 22 juillet 2012
Aucun peuple n’a intérêt à ce que la liberté de presse soit bafouée dans la limite de ses frontières et même au delà surtout si les informations véhiculés le concerne. Mais ce n’est certainement pas une raison de laisser tout organe de presse ou de média diffuser n’importe quoi au nom de la liberté de presse qui sont inscrites en porte à faux sur des principes de la démocratie inexistants.
Nous avons certes opté pour la démocratie mais surtout pas anarchiste mais plutôt raisonnée de manière juste et logique. On définirait bien le principal but de la presse comme étant le fait de mettre au courant d’événements ou le fait d’informer les masses en masse. Il faut que les organes de presse et de média sachent qu’une information dont tout le monde doit être au courant pour s’en servir, la cacher est un crime en loi humaine, j’irai même jusqu’à le qualifier de péché ou de tort même dans l’haut-delà en m’adressant aux monothéistes. Mais toute information, dont sa publication ou diffusion sous quelque forme que ce soit est plus nuisible que serviable au monde auquel elle est destinée, se doit d’être maitrisée et son évolution à surveiller comme du lait sur le feu avant toute éventuelle diffusion en public.
A la S28.V51, le coran nous apprend par ses termes " وَلَقَدْ وَصَّلْنَا لَهُمُ ٱلْقَوْلَ لَعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَ" qui signifieraient littéralement au sens académique : "Nous leur avons déjà exposé la Parole (le Coran) afin qu’ils se souviennent". Ce qui devrait nous rappeler que le fait que les journalistes exposent avec beaucoup de liberté d’ailleurs des faits, paroles, actes et gestes de tout le monde à de grands publics est pour le fait que, dans les règles de l’art, ces grands publics puissent s’en servir, qu’elle qu’en soit la couche et son degré de sensibilité. Cela est aussi bien comparables aux prophètes qui exposaient la Parole du Tout-Puissant suite à son commandement aux peuples avec lesquelles IL leur assignait une mission. Il n’y avait pourtant pas d’organe de presse à l’époque prophétique pour informer par exemple que tel prophète a dit ceci ou cela comme message ou information divine afin que les gens puissent s’en servir par infirmation ou acceptation d’ailleurs, en toute liberté certaines fois et selon beaucoup de paramètres non maitrisés. Cette même liberté que devrait d’ailleurs avoir la génération actuelle vis à vis des éléments que lui distille tout organe de presse. Sauf que les populations gobent généralement tout ce que la presse leur met sous les dents comme si un décret divin ordonnait toute conscience à la croire.
Les livres monothéistes remplis d’informations, de signes, de témoignages divins, de tout comme les ayaates dans le Coran ou psaumes dans la bible ou les versets du Tohrat se transmettaient toujours de bouche-à-oreille et cela même jusqu’après le décès du saut des prophètes. Tout cet ensemble, comparé à celui de nos jours où presque tout le monde cherche tous les jours à savoir ce qui se passe dans le monde à travers la presse nationale comme internationale pour se faire une idée sur chaque chose ou événement faisant la chronique pour éventuellement l’assimiler par des expressions verbales quand des opportunités le permettent et cela même en actes dans la vie de tous les jours. Ainsi les répercussions et impacts des éléments de la presse et des médias sur les populations qui les reçoivent sont psychosociologiques et cela même malgré eux. On sait tous que dans plus de 50% des cas, les informations relatées par les organes de presse nationale comme internationale est plus manipulatrices qu’informatrices. Ce qui engendre que les peuples vivent toujours en complète déphasage avec la réalité absolue. D’où le fait que le monde vit dans un environnement de suspicions, de peur irraisonnée, de doutes, etc. où les réalités sont masquées de gros mensonges.
Contrairement alors, aux prophètes qui ne mentaient pas puisque leur âme ne le leur permettait point, ainsi toutes les informations transmises aux populations qu’elles émanent du divin ou de leur propres gestation intellectuelle étaient justes et serviables. Et cela ne s’arrête pas à cela parce que certaines fois, IL leur était même demandé souvent d’en avoir la maitrise idoine et l’entendement certain qu’il faut avant de transmettre Sa Parole aux peuples dont elle était destinée, s’agissant surtout du prophète de l’Islam.
Ainsi, les métiers qui gravitent autour du journalisme devraient donc être ceux des plus enviés du monde. Les hommes et femmes les exerçant à travers tout type d’organe de presse et de média doivent savoir qu’ils interviennent dans un processus critique qui doit permettre le renforcement et non l’affaiblissement la vie commune des êtres humains dans les cités. Ils se doivent alors d’être à la hauteur de cette noblesse mais surtout lutter à défaut d’éviter de participer à mentir, à semer la zizanie, à dés-éduquer, à pervertir, à déstabiliser un pays, monter des peuples contre d’autres, etc. en se considérant comme des "prophètes" pour les populations à qui ils informent. Deux exemples récents prouvent l’impact désastreux que peut avoir la presse dans une société surtout de nos jours avec la rapidité de propagation de l’information sur les réseaux sociaux si développés. C’est le cas au Sénégal de la vidéo mettant en scène des soldats sénégalais pris en otage dans le sud par des "rebelles" et la "rumeur" ou plutôt le mensonge relayé par la presse (dont l’origine n’est toujours pas située) qui circulait ces dernières temps, prédisant un crash d’avion à l’université de Dakar à la date du 18/07/2012. Pour ces raisons, les journalistes doivent informer en étant sûr de la véracité des informations partagées, Informer en analysant l’impact des informations à partager sur tous les plans surtout l’ordre et la quiétude publics, Informer tout en éduquant à la vie saine, Informer pour la promotion de la citoyenneté, Informer tout en participant à la cohésion sociale sur le plan national, Informer, rien que pour dire la vérité, sachant que toute vérité n’est pas bonne à diffuser en public surtout lorsqu’on est convaincu de son degré de nuisance pour la masse.
Aboubakrine Ndiaye
Les réactions à l'article :
-
Stupide ...